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Nutrition L’UFC-Que Choisir veut un encadrement des publicités pour lutter contre l’obésité

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Estimant que les industriels n’ont pas tenu leur engagement d’améliorer le modèle alimentaire dont ils font la publicité auprès des enfants, l’Union fédérale des consommateurs (UFC) demande au ministre de la Santé de légiférer au plus vite pour encadrer leurs publicités.

L’Union fédérale de consommateurs (UFC) demande au nouveau ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de présenter au plus vite un projet de loi portant sur trois points : l’encadrement strict des publicités télévisées pour les produits les plus gras et/ou sucrés aux heures de grande écoute des enfants ; la validation par le Programme national nutrition santé (PNSS) de programmes télévisés informatifs pour aider les parents à identifier l’intérêt nutritionnel des produits transformés ; la gratuité de diffusion des communications sur l’équilibre nutritionnel émanant de l’Institut national pour la prévention et l’éducation sanitaire. A l’origine de cette demande, le constat que le petit-déjeuner des enfants est « majoritairement déséquilibré » en 2010, avec 55% de produits sucrés ou gras (contre 47% en 2006), selon une enquête menée par l’UFC au domicile de 340 familles et publiée le 7 décembre. Le petit-déjeuner traditionnel à base de pain « est devenu largement minoritaire » et « fait place à des céréales généralement trop sucrées qui sont généralement les produits alimentaires les plus présents dans les publicités diffusées dans les créneaux pour enfants », indique l’UFC. Le goûter est encore plus déséquilibré. « La part de produits trop riches progresse considérablement, passant de 51% à 64 % », souligne l’UFC. « Notre étude confirme à nouveau la corrélation entre la surexposition aux publicités et les consommations déséquilibrées : les 26% d’enfants les plus exposés aux publicités sont ceux qui consomment le plus de produits gras et sucrés », assure-t-elle. Selon l’association, les budgets télévisés des industriels, en baisse en 2008 du fait de la crise économique, « ont repris leur progression » en 2009 et 2010. « Sur l’ensemble des programmes destinés aux enfants, nous avons comptabilisé 80% de spots pour des produits trop riches », poursuit l’association. Elle accuse les professionnels de ne pas avoir tenu leur engagement d’améliorer la qualité nutritionnelle du modèle alimentaire que les publicités promeuvent auprès des enfants.

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