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L’UIPP veut davantage peser dans le débat sur les phytos

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L’UIPP (industries de la protection des plantes) a annoncé le 6 décembre plusieurs initiatives d’« ouverture vers les publics » l’an prochain, dans le prolongement de ses « ateliers citoyens » en 2017. Cela vise notamment à « échanger avec tous sur les débats actuels » concernant les phytos, a expliqué la directrice de la communication Delphine Guey. Un temps fort sera l’ouverture d’un lieu éphémère en plein Paris, durant deux semaines au printemps, pour dialoguer avec le grand public. Avec aussi une participation renouvelée au Sia, des rendez-vous en régions, l’UIPP veut échanger avec les agriculteurs, le monde scientifique, les élus, tous les acteurs de la société, a-t-elle souligné lors d’une présentation des 100 ans de l’UIPP en 2018. Des actions qui s’inscrivent à la suite de sept « ateliers citoyens » tenus l’an dernier dans sept régions, réunissant plus de 150 personnes. Une série d’engagements ont été pris à cette occasion par l’UIPP, notamment d’« engager une dynamique de transparence », de « favoriser les conditions de dialogue », selon la directrice générale Eugénia Pommaret.

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Le syndicat veut tout faire pour endiguer « la vague » anti-pesticides. Un argument est que la France a besoin de différents moyens de protection des plantes pour maintenir la diversité de ses cultures. Or, « les difficultés, les restrictions » sur les phytos peuvent freiner l’investissement des industriels, dont le positionnement est « de plus en plus international », a souligné en conférence de presse Nicolas Kerfant, président de l’UIPP. « Le risque est qu’un certain nombre de cultures disparaissent » du pays, selon lui.