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Machinisme : les distributeurs demandent aux constructeurs de mieux répartir la valeur

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L’entretien d’un matériel agricole de plus en plus technique nécessite une meilleure rémunération des distributeurs pour que ceux-ci puissent perdurer, a expliqué Pierre Prim, président du Syndicat des entreprises de service et distribution du machinisme agricole (Sédima), lors d’une conférence de presse le 12 décembre. Selon lui, les agriculteurs peuvent payer un matériel de plus en plus pointu, mais pas forcément l’entretien qui va avec. « On continue à embaucher [pour assurer ces services après-vente, ndlr] alors que le marché a été divisé par deux en quelques années », a-t-il continué.

Aussi a-t-il estimé que les constructeurs devraient réfléchir à une meilleure répartition de la valeur au sein de la filière des agroéquipements. Anne Fradier, secrétaire générale du syndicat, s’interroge de son côté sur la pérennité de ces ateliers, répartis dans les campagnes, du fait du manque de rentabilité des distributeurs dont les taux de marge restent faibles. « Les structures se regroupent. Les ateliers perdurent. Mais pour combien de temps ? », a-t-elle observé.

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Par ailleurs, Sédima met en avant la difficulté à recruter, toujours présente. Ainsi en 2017, 75 % des entreprises adhérentes à Sédima déclarent avoir eu des difficultés de recrutement, faute de candidats. « Notre vivier de départ de fils d’agriculteurs n’est plus là », constatait Anne Fradier. Le défi est donc d’attirer des jeunes citadins ou périurbains dont les parents ne connaissent pas le métier. « Il est trop dommage d’imaginer des jeunes partant dans des filières avec du chômage au bout, relève-t-elle. Il faut leur donner du rêve ». Pour le Sédima, il s’agit vraiment d’un déficit de communication sur le métier auprès des jeunes, car les salaires sont corrects et les salariés restent dans les entreprises. Aussi le syndicat s’est engagé dans une campagne de communication en 2017 et cherche à travailler avec les organismes de formation pour améliorer le niveau des professionnels au vu des défis techniques de demain.

Le Sédima s’interroge sur la pérennité des ateliers répartis dans les campagnes