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Charcuterie/Restructuration Madrange supprime 135 postes

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Le plan social du groupe Madrange, annoncé en avril dernier par les syndicats (1), se précise. La direction a annoncé la suppression de 135 postes dans ses deux sites près de Limoges, auxquelles s’ajoutent de nombreux départs volontaires et la fin de plusieurs contrats précaires non renouvelés. L’avenir de Madrange reste incertain : nul ne sait si l’entreprise cherche à améliorer sa santé financière pour investir ou pour trouver un acquéreur.

Madrange a annoncé à ses salariés la suppression de 135 postes, à l’occasion d’une réunion informelle du comité d’entreprise le 25 août. Le groupe, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros en 2008 et emploie pour l’instant 1700 personnes, a accusé une perte de 18 millions d’euros l’année dernière et cherche donc à améliorer sa rentabilité. Seuls le siège social et l’usine de jambon de Feytiat, ainsi que l’usine de pâté de La Valoine (Haute-Vienne) sont concernés par ce plan de sauvegarde de l’emploi. Les quatre autres sites du groupe Madrange, situés à Albi (Tarn), Ablis (Yvelines), Morlaix (Finistère) et Bon-en-Chablais (Haute-Savoie) ne sont pas concernés par ces suppressions d’emplois. Selon Bruno Lafarge, délégué syndical central FGA-CFDT, « il serait préférable que le plan de sauvegarde de l’emploi concerne l’ensemble du groupe, pour que les suppressions d’emplois soient réparties dans chaque usine plutôt que concentrées dans deux villes ».

Investir ou vendre ?
A ces 135 suppressions de postes s’ajoutent plusieurs départs volontaires ainsi que la non-reconduction des contrats d’environ 45 intérimaires. La direction du groupe a également proposé l’abandon du 13e mois, pour préserver une soixantaine d’emplois. Une idée qui ne suscite guère d’enthousiasme parmi les syndicats. « Etant donné les faibles salaires des employés, cette solution leur poserait de nombreux problèmes financiers », remarque Bruno Lafarge. Les salariés devraient connaître leur sort définitif avant la fin du mois de septembre. Reste à savoir si le groupe taille dans sa masse salariale pour pouvoir investir et ainsi relancer l’entreprise, ou s’il tente de retrouver un équilibre financier pour réussir, enfin, à trouver un acquéreur.

(1) Cf Agra alimentation n° 2068 du jeudi 4 juin p 26

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