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Spanghero Maïsadour et Deveille candidats à la reprise de Spanghero

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D’ici quelques jours, le groupe coopératif Maïsadour et la société familiale Deveille (Feurs, Loire) devraient annoncer leur volonté de reprendre la société de viande Spanghero, mise à mal par le scandale de la viande de cheval. Une information confirmée le 20 juin par le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot. Les salariés, avec l’aide de ces deux entreprises, déposeraient une nouvelle demande de reprise de l’abattoir de Castelnaudary. Une Scop (société coopérative ouvrière de production) pourrait être créée.

Le projet a été mis sur pied par la coopération agricole et serait vu d’un bon œil par le ministère de l’Agriculture : Maïsadour, sous sa marque Delpeyrat, reprendrait les produits transformés sous conserve et Deveille reprendrait l’activité viandes fraîches. En projet, l’idée d’aider les salariés à créer une société coopérative ouvrière (Scop) pour gérer l’abattoir de Castelnaudary. Les salariés avaient eux-mêmes déposé une offre, de même que le fondateur, Laurent Spanghero. La date limite de présentation des offres de reprise a été fixée au 2 juillet.

Les salariés appuyés

« L’offre des salariés annoncée il y a maintenant quelques semaines sera demain améliorée grâce à l’appui de deux entreprises de la filière alimentaire, Delpeyrat (Groupe coopératif Maïsadour) et Deveille », a déclaré le ministre Guillaume Garot sur BFM. Laurent Spanghero, fondateur avec son frère de l’entreprise éponyme avant de la céder à la coopérative basque Lur Berri en 2009, avait déposé le 19 juin une offre concurrente de reprise. La société Spanghero, basée à Castelnaudary (Aude), a brutalement sombré après avoir été mise en cause par le gouvernement mi-février comme un acteur majeur du scandale européen de la viande de cheval frauduleusement vendu comme du bœuf. Elle a été placée en liquidation judiciaire en avril avec maintien de l’activité pendant trois mois jusqu’en juillet, le temps peut-être de trouver un repreneur. Un plan social est en route pour les 230 salariés de l’entreprise qui ont multiplié les opérations de sensibilisation depuis le début du mois de juin. « Ma responsabilité, c’était de faire en sorte que les offres présentées soient de bonne qualité et qu’elles soient, dans l’un et l’autre cas, des offres solides, robustes, durables », affirmait Guillaume Garot, rappelant que c’est au tribunal de commerce de choisir la solution de reprise.

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