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Union de Coopératives Maïsadour et Terres du Sud unissent leur force

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Maïsadour et Terres du Sud ont posé le 16 janvier les fondations d’une union coopérative "ouverte". Approuvée par leurs conseils d’administration, la mise en œuvre de ce projet qui reste soumise à l’aval de l’autorité de la concurrence, devrait intervenir à la fin de l’année.

Les groupes coopératifs Maïsadour et Terres du Sud, deux poids lourds agroalimentaires du Sud-Ouest, représentant à eux deux 14 000 adhérents, 7 500 salariés et 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ont annoncé le 16 janvier leur décision de former une "union de coopératives" d’ici à la fin de l’année. L’idée centrale de cette " coopération de coopératives vise à mettre en commun toutes nos forces et nos moyens sur tous nos métiers", explique Patrick Grizou, président de Terres du Sud. Déjà liées par des partenariats sur les volailles ou encore l’achat d’intrants, les deux coopératives ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure, pour gagner en force de frappe. "La taille n’est qu’un moyen. Nous mettons en commun nos moyens financiers et humains pour nous développer et créer plus de valeur pour nos adhérents et donner plus de compétitivité à nos coopératives ", souligne quant à lui Michel Prugue, le président de Maïsadour.

"Ce projet ne s’inscrit pas dans une logique de restructuration, chaque coopérative conservant sa propre entité, sur son territoire et la vie au quotidien pour les adhérents ne sera donc pas modifiée", indique encore Patrick Grizou. En revanche, les deux coopératives comptent bien sur leur union pour être plus fortes sur certains marchés, notamment à l’international, "où nous pouvons être à la fois complémentaires et concurrents, mais en y allant ensemble dans le cadre de cette union de coopératives, d’éventuels accords sur les prix deviendront licites", commente ainsi le président de Terres du Sud.

Tendre vers la création d’un modèle efficient

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À terme, Maïsadour et Terres du Sud espèrent décider d’autres coopératives du Sud-Ouest à rejoindre cette union, "pour faire bouger notre région. Nous voulons faire des choses en commun, imaginer de nouveaux formats juridiques", explique Michel Prugue. "Nous voulons créer un modèle qui peut intéresser d’autres coopératives, en premier lieu les structures avec lesquelles nous avons déjà des partenariats, celles avec lesquelles nous pourrions développer des synergies à l’échelle du territoire", sachant que " la venue d’autres coopératives dans cette union coopérative ouverte dépendra de l’efficience de notre modèle ".

Déjà validé par les conseils d’administration des deux groupes, le projet a été soumis à l’avis des représentants du personnel le 12 janvier et attend maintenant le feu vert de l’Autorité de la concurrence. Ensuite, "chaque coopérative réunira ses adhérents en assemblée générale afin que la nouvelle union soit confirmée par leurs votes", précise le communiqué du 16 janvier.

Basé dans les Landes, Maïsadour est articulé autour de quatre pôles d’activité : agricole, jardineries/motoculture, gastronomie (marques Delpeyrat, Comtesse du Barry, Delmas) et volailles, de l’abattage à la commercialisation. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 1,46 milliard d’euros, en 2015-2016 (exercice clos au 30 juin), avec 6 000 salariés. Terres du Sud, ancré dans le Lot-et-Garonne, est présent sur quatre pôles : le végétal (semences, céréales et oléagineux), l’animal (palmipèdes gras, œufs, poulets, ruminants), l’agroalimentaire et la distribution (jardinage et motoculture). Son chiffre d’affaires s’est élevé à 641 millions d’euros (1 500 salariés).