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Coopérative/résultats Maïsadour poursuit ses ambitions

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Le groupe coopératif Maïsadour mobilise ses filiales pour une agriculture productive et durable à l’heure de dresser le bilan de son activité 2007-2008. Avec un chiffre d’affaires de 895 millions d’euros en croissance de 26% par rapport à l’exercice précédent, Maïsadour affiche de solides performances marquées par des relais de croissance initiés dans toutes les branches d’activités. Le président de Maïsadour, Michel Prugue, souhaite mener des actions de coordination à tous les niveaux pour inciter l’ensemble des acteurs de la filière à réduire leur impact carbone.

« Augmentation de la population mondiale, prise en compte des impacts de son activité sur l’environnement et la santé publique, effets du changement climatique, nouvelle donne énergétique, tels sont les défis auxquels est aujourd’hui confrontée l’agriculture », souligne le président du groupe Maïsadour, Michel Prugue, avant de rappeler que le fil conducteur de la coopérative du Sud-Ouest est « la recherche du progrès, afin de produire plus et mieux, en agissant simultanément sur les trois piliers de son développement durable que sont l’économique, le sociétal et l’environnemental ». Réuni en assemblée générale le 2 décembre dernier, le groupe a fait le bilan de son activité pour l’exercice 2007-2008 et s’est fixé de nouveaux objectifs stratégiques. Pour le président de la filiale Delpeyrat et directeur général de Maïsadour, Thierry Blandinières, « notre organisation s’appuie sur la délégation et la responsabilisation de chacun des managers. Ce modèle nous permet d’appréhender les enjeux de demain, de détecter les risques et de saisir les opportunités ».

Des performances solides

Malgré le ralentissement économique, le groupe coopératif Maïsadour a réalisé un chiffre d’affaires de 895 millions d’euros pour l’exercice 2007-2008, en croissance de 26% par rapport à l’exercice précédent. Cette progression s’explique par la prise en compte de Delpeyrat Montagne Noire en année pleine de l’exercice, des activités de Muller sur six mois et par la forte évolution du prix des céréales qui se répercute sur son aval dans les filières animales. Les branches d’activités céréales et agrofournitures et produits de gastronomie Sud-Ouest contribuent le plus largement aux résultats du groupe avec respectivement 24% et 37% du chiffre d’affaires. La marge brute d’autofinancement est de 83,2 millions d’euros, elle représente 4,3% du chiffre d’affaires. Le groupe affiche un résultat consolidé en augmentation de 14 millions d’euros. Les fonds propres élargis sont de 171 millions d’euros et constituent 68% des capitaux permanents. Grâce au désendettement à moyen terme du groupe, les fonds propres sont équivalents à l’endettement bancaire total et l’autonomie financière se situe à 32%. Le pôle céréales et agrofournitures a réalisé un chiffre d’affaires de 227,2 millions d’euros avec 830 000 tonnes de céréales collectés. Pour sa part, le pôle gastronomie du Sud-Ouest a atteint 327,7 millions d’euros de chiffre d’affaires grâce à ses opérations de croissance dans ses trois activités : le foie gras, la salaison et le pôle traiteur. Les coûts de revient des produits ont supporté une hausse des prix d’achats (consommables, fluides et energie) et une dégradation du prix de reprise de certains coproduits comme les plumes. Dans la filiale productions animales, les marges des producteurs ont été assurées grâce au système d’indexation du prix de reprises des animaux auprès des éleveurs qui ont limité l’impact de la hausse des prix des aliments de 25 à 30%.

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Un périmètre en augmentation

L’année 2007-2008 a été marquée par des relais de croissance dans toutes les branches d’activité du groupe. Des alliances ont été réalisées avec d’autres coopératives en approvisionnement, et en nutrition animale tandis que le groupe a poursuivi son internationalisation au niveau de Maïsadour semences. En janvier 2008 est né Ovalie Agrofourniture avec le groupe Vivadour. En Europe de l’Est, Maïsadour Semences s’est développé avec des filières créées en Ukraine et en Russie. Delpeyrat a racheté au groupe de Monique Piffaut les foies gras Muller au premier semestre, avant d’acquérir auprès de Soparind Bongrain la Maison Chevallier qui place la filiale dirigée par Thierry Blandinières en position de leader sur le marché du jambon de Bayonne. 67% du capital du groupe Excel développement (foie gras de canard) a été absorbé par MVVH (Maïsadour Vivadour Val de Sèvre Holding) et à l’automne, le groupe a pris 15% de participation dans la société Auguste Rey, spécialisée dans la truffe.

Entre consolidation et internationalisation

« Notre ambition est de poursuivre une croissance harmonieuse entre nos différentes branches d’activité. Pour ce faire, la stratégie d’alliance avec d’autre groupes coopératifs régionaux et nationaux, qui partagent la même vision sera poursuivie », affirme Thierry Blandinières. Les objectifs stratégiques visent à renforcer la position du groupe au niveau national et poursuivre les opérations de croissance externe. Ainsi, en ce qui concerne l’aval, le groupe a indiqué vouloir consolider son leadership dans les Landes et augmenter ses parts de marché en Gironde. Enfin, Thierry Blandinières veut structurer autour de Delpeyrat un pôle agroalimentaire leader de la gastronomie du Sud-Ouest, ayant une taille critique nationale et une ambition internationale.