Après une année marquée par presque trois mois de fermeture de magasins, le confiseur morbihannais, qui fête ses 75 ans d’existence, espère renouer avec la croissance en 2021 grâce au bio et au vrac. Deux segments sur lesquels l’entreprise se positionne depuis 2019 avec succès.
Développée en 2019 par la Maison d’Armorine, la gamme de bonbons, sucettes et caramels bio a vu ses ventes doubler en moins de deux ans. La famille de produits a intégré les rayons des magasins bio et spécialisés, en commençant par Biocoop, ce qui a ouvert de nouvelles portes au créateur des Niniches. « Nous sommes déjà bien implantés dans les épiceries fines et les magasins de produits régionaux », confirme Gildas Péron, directeur des opérations. Le réseau de distribution concentre 56 % des ventes. « L’avenir de l’entreprise passera par le réseau bio où il reste encore un potentiel de points de vente important à conquérir, tout comme le réseau des magasins vrac. » Ainsi, le réseau bio représente aujourd’hui 8 % de la distribution des douceurs de la Maison d’Armorine, qui a fait le choix de ne pas être présente en GMS. Le confiseur produit 650 tonnes de produits chaque année.
-15 % de chiffre d’affaires en 2020
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Un volume en retrait en 2020, avec un chiffre d’affaires resté confidentiel, mais en recul de 15 %. Les trois mois de confinement n’ont pas été compensés par une surconsommation durant l’été. « Nous avons profité de ces fermetures pour poser les contours de notre démarche RSE, déjà engagée depuis longtemps », explique Gildas Péron. En effet, outre le volet social avec l’emploi de travailleurs handicapés via un Esat, la Maison d’Armorine accentue ses efforts en matière d’environnement, notamment avec un sourcing de plus en plus local et éthique. « Hormis le chocolat, notre approvisionnement est français, voire breton, avec 100 % des matières laitières issues d’usines bretonnes. Le prix ne fait pas tout. Nous privilégions le local, la qualité de service et la proximité », assure-t-il. Les efforts entrepris en matière de RSE ont également porté sur les emballages, recyclables et compostables. « Nous avons remplacé les sucettes en plastique par du bois en 2018, et tous les emballages en cellophane peuvent se recycler dans le compost ménager », précise le directeur des opérations. « Nous sommes en amélioration continue sur tous ces sujets. » En revanche, il n’y aura pas de nouveautés, ni d’investissements en 2021, en raison de la situation économique et sanitaire. « Nous préférons rester prudents et porter nos efforts sur ce qui a déjà été fait », indique Gildas Péron. Lancés en 2020, les carambars bretons Breizh Bar ont en effet reçu un bel accueil. « Nous avons même été sollicités par un confiseur nordiste pour fabriquer à son nom des Ch’ti Bar », sourit-il. Après le Breizh Cola, le carambar aussi se régionalise.