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La filière laitière française vit ces derniers temps une période de cahots : la crise est réelle, ce sont des centaines d'exploitations et, par extension, des milliers d'emplois dans l'industrie agroalimentaire qui sont en jeu.
Pourtant qu'est-il advenu, rue de Varenne, à l'issue de la énième réunion de la dernière chance, provoquée après plusieurs mois de palabres ? La nomination d'un médiateur, avec de la part des participants une surenchère d'arguments péremptoires, et de dispositifs de compensations plus ésotériques les uns que les autres (la palme revenant à la FCD et sa proposition tellement a minima qu'elle ne résout rien).
Ceci pourrait être simplement consternant et symbolique de « l'esprit Français » si, pendant ce temps là, d'autres pays européens n'organisaient pas leurs filières pour s'adapter à la nouvelle donne du marché ou à la disparition des quotas laitiers.
La France, qui a déjà perdu au cours des dernières décennies, une partie de son patrimoine et de son savoir-faire industriel, risque, si elle continue ainsi, de perdre, et cela de façon irrémédiable, une partie de ce qui faisait sa force et son identité : son agriculture.
Et pendant ce temps, même son premier représentant, le ministre de l'Agriculture, utilisé par ailleurs à tout va ces derniers jours pour incarner dans l'affaire Cahuzac la gauche morale, la gauche « anti-bling bling » aux origines modestes, semble aujourd'hui à d'autres moulins. Oui, « on ne peut pas dire que ça se soit superbement bien passé ».
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