Le délai maximum de demande d’indemnisation devant la commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi), qui gère entre autres les demandes des agriculteurs atteints de maladie professionnelle après manipulation de pesticides, fixé à trois ans à partir de « la date de l’infraction », peut être repoussé, selon une dépêche JurisClasseur du 8 mars. La cour d’appel de Colmar a estimé, dans une décision du 9 février, que la Civi « relève le requérant de la forclusion » (libère le requérant du délai de 3 ans) lorsque celui-ci « a subi une aggravation de son préjudice ou pour tout autre motif légitime ». En l’espèce, il s’agissait d’un agriculteur atteint de maladie de Parkinson après manipulation de pesticides entre 1988 et 1999. La maladie avait été diagnostiquée en 1997 et déclarée maladie professionnelle en 2009. Un certificat médical de 2012 démontrait « une aggravation progressive » de la maladie du requérant, lui permettant ainsi de présenter sa demande devant la Civi dans un délai au-delà de la limite de 3 ans. Si la demande était recevable en matière de délai, la cour a cependant estimé qu’en l’espèce, le lien de causalité entre la maladie et l’usage des pesticides n’était pas établi.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…
Cidre : la surface éligible au plan de rénovation du verger abaissée à 5 hectares
Afin d’accompagner l’évolution variétale de la filière cidricole, mais également la professionnalisation des vergers, le…