Après une « performance record » en 2022, le leader français des huiles et protéines végétales Avril a vu son résultat net chuter de 82 % l’année dernière, s’établissant à 39 millions d’euros (M€) en 2023, a annoncé Aymeric Mongeaud, son directeur administratif et financier, lors d’une conférence de presse le 10 avril. Et d’ajouter qu’un résultat net, même faible, vient gonfler les capitaux propres du groupe qui « ne se verse aucun dividende ». Deux domaines ont particulièrement souffert, à savoir l’oléochimie (Oléon), pénalisée par la baisse des achats des clients industriels du groupe, et la grande consommation, avec un mauvais bilan pour les huiles, dont Lesieur en France. Ce reflux n’est toutefois pas une surprise pour le groupe, qui avait annoncé des perspectives moins bonnes avec une baisse du carnet de commandes dès le premier trimestre 2023. Aussi, le chiffre d’affaires pour l’année dernière atteint 7,9 milliards d’euros, en net recul de 13 % par rapport à 2022. Quant à son excédent brut d’exploitation (Ebitda), il s’établit à 341 M€. En baisse de 41,5 % sur un an, ce résultat est toutefois la « troisième meilleure performance » de l’histoire du groupe né en 1983, a précisé Jean-Philippe Puig, directeur général d’Avril. En outre, le groupe salue « la résilience de son modèle », avec la poursuite de ses investissements, qui se sont élevés à 450 M€ en 2023, consacrés aux engagements de Sofiprotéol, aux investissements industriels, à la croissance externe. Confiant, Avril se fixe un « nouveau plan stratégique » baptisé « Ambition 2030 », avec pour objectif d’atteindre un Ebitda de 550 M€ d’ici six ans. Il prévoit pour cela d’investir « 1,5 milliard d’euros » de 2024 à 2030.
L’oléochimie et la grande consommation ont particulièrement souffert
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.