Le mouvement de contestation agricole s’est à nouveau durci en Europe orientale. En Pologne, les agriculteurs ont ouvert deux wagons d’un train ukrainien et déversé des céréales sur le sol afin de protester contre des importations qu’ils jugent déloyales. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a réagi le 21 février en appelant à engager des pourparlers avec la Pologne pour résoudre le blocage à frontière. Et d’ajouter que « seul » Moscou profite de ces tensions, en référence aux slogans ouvertement pro-Poutine qu’auraient scandé les agriculteurs polonais.
En République tchèque, des tracteurs ont défilé le 19 février devant le ministère de l’Agriculture pour dénoncer le coût élevé de l’énergie, la bureaucratie et le Green deal européen. Toutefois, pour le Premier ministre Petr Fiala, « la manifestation d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec la lutte pour de meilleures conditions pour les agriculteurs », accusant les manifestants d’être des soutiens de la Russie. Et d’ajouter que « nous traitons avec ceux qui représentent réellement les agriculteurs et nous discutons ensemble des besoins de notre agriculture ». Une « manifestation internationale aux frontières » des agriculteurs slovaques, hongrois, polonais, lituaniens et lettons était attendue le 22 février.
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Ailleurs dans l’UE, des agriculteurs grecs étaient présents le 20 février devant le Parlement afin de réclamer une hausse des aides financières au secteur, un contrôle des importations, une réduction des taxes sur les carburants, de meilleurs prix pour leurs produits et un assouplissement des réglementations environnementales de l’UE. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis (droite) a néanmoins insisté sur le fait que le gouvernement n’avait « rien de plus à donner » aux agriculteurs en colère. De leur côté, les représentants des syndicats professionnels ont fait part de leur insatisfaction face aux mesures supplémentaires annoncées par leur gouvernement et devraient annoncer prochainement la suite à donner au mouvement.