Quatre agriculteurs membres de la Coordination rurale (CR) ont été placés en garde à vue le 11 décembre à Guéret, dans la Creuse, pour des dégradations commises lors de manifestations fin novembre, a-t-on appris auprès du syndicat agricole. « Ils sont venus les chercher comme des malpropres dans leurs fermes ce [mercredi] midi pour les placer en garde à vue », a indiqué Florian Tournade, président de la CR 23, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. Selon le ministère de l’Intérieur, ces interpellations font suite à deux plaintes pour dégradations et menaces déposées par l’Office français de la biodiversité (OFB) après une action dans ses locaux menée par ce syndicat agricole le 19 novembre, au cours de laquelle une porte avait été brisée et plusieurs pièces saccagées. Une vingtaine d’agriculteurs étaient présents mercredi après-midi devant le commissariat de Guéret « pour soutenir les collègues, pas pour casser », selon le syndicat. « Ce sont des éleveurs, qui se lèvent tôt tous les matins pour aller bosser. On a toujours répondu quand on a été auditionnés, mais, là, ils viennent les chercher comme des terroristes », a déploré M. Tournade.
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Ces faits avaient été dénoncés par le SNE-FSU, dans un communiqué le 21 novembre. Le syndicat des agents publics œuvrant dans le domaine de l’environnement citait également « l’attaque d’un véhicule de service mettant en péril la vie d’un agent le 8 octobre ». « Jusqu’où ira ce syndicat et leurs actes terroristes ? Faudra-t-il un drame pour que le gouvernement tape du poing sur la table ? », s’interroge le SNE-FSU. « Opposer agriculture et protection de la nature est une erreur. La coopération entre agriculture et biodiversité est une nécessité évidente », estime le syndicat, en soulignant son opposition à l’accord UE/Mercosur. Le syndicat annonce que, à partir de cette date, il « se portera partie civile contre toutes les agressions faites aux agents chargés du contrôle ».