Dans le Cantal, la tension n’en finit pas de monter entre les élus du département (chambre d’agriculture, FDSEA, JA) et la Safer régionale, depuis que le président du comité technique départemental, Pierre Cusset (FDSEA), a été démis de cette fonction en juillet dernier par le président de la Safer Aura, Gilles Flandin.
Le président de la Safer Aura reproche à Pierre Cusset d’avoir pris une décision non conforme au règlement intérieur, concernant un élu de la Coordination rurale (CR). Il aurait été refusé à ce dernier de siéger au comité technique au motif qu’il était soupçonné d’être en contentieux avec la Safer – ce que dément au passage la Coordination rurale. Or, le règlement intérieur ne permettait pas une telle exclusion, selon Gilles Flandin, qui approuvait l’esprit de cette décision, mais avait demandé d’attendre que le règlement soit modifié à cet effet. Une recommandation qui n’aurait pas été suivie par Pierre Cusset et aurait conduit Gilles Flandin à lui retirer sa fonction.
Ont suivi plusieurs manifestations du syndicalisme majoritaire pour contester cette éviction : occupation de la Safer du Cantal, irruptions durant les comités départementaux. Un huissier de justice était présent lors de la dernière séance du 6 décembre 2019 : « Des insultes et des menaces » ont été proférées, note-t-il dans son constat commandé par la Safer Aura, dont Agra s’est procuré une copie.
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Patrick Benezit, vice-président de la chambre d’agriculture du Cantal, serait allé jusqu’à accuser le directeur général de la Safer Aura, Pierre Marnay, « d’avoir perçu des fonds » d’un chef d’entreprise local « en contrepartie d’arrangement de dossiers », rapporte l’huissier, sans préciser de lien avec l’affaire initiale. Une accusation « insupportable », répond Gilles Flandin (Safer Aura) à Agra Presse. La chambre d’agriculture du Cantal n’a pas souhaité donner suite à nos sollicitations.
« Des insultes et des menaces » ont été proférées, selon un huissier