Ce n’est plus une niche, c’est un marché. Le bio a trouvé les faveurs d’une part suffisante de la population pour qu’il soit considéré très sérieusement par les distributeurs, les pouvoirs publics et les professionnels de l’agriculture. Côté distributeurs, on peut prendre au sérieux leur engagement de développer de 15 % la part de marché du bio. Car ce ne sera pas trop dur, avec une consommation générale qui stagne et une demande de bio qui augmente à deux chiffres !

Côté pouvoirs publics, il ne s’agit pas d’espérer des subventions massives pour diminuer artificiellement les prix. Mais on peut tabler sur un coup de pouce qui permette aux agriculteurs d’assurer leur transition entre le conventionnel et le bio.

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Côté professionnels de l’agriculture, enfin, il s’agit de se mobiliser sur quatre fronts : 1. Accepter quelques assouplissements dans la réglementation (abandonner le lien strict au sol par exemple) afin que la production puisse faire le bond en avant attendu ; 2. S’organiser efficacement pour réaliser des économies d’échelle, compensant tant que faire se peut les surcoûts de production ; 3. Développer un vrai marketing pour éviter que le bio ne traîne cette image tristounette que l’on perçoit trop souvent sur les produits ; 4. Le syndicalisme majoritaire et le syndicat spécifique (Fnab) gagneraient à se rejoindre, ou au moins à travailler ensemble, afin d’appuyer des politiques cohérentes et non pas opposées comme c’est trop souvent le cas. C’est peut-être beaucoup demander, mais le bio n’est-il pas tout simplement une dimension de l’agriculture, comme l’est le raisonné, l’AOC, le label ou l’intensif ? Chacun correspond à une demande des consommateurs ou de la société.