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Marcos Jank (Brésil) : « C’est moins le sucre que nous voulons exporter que l’éthanol »

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Le Brésil était également présent à cette rencontre, en la personne de Marcos Jank, patron d’un institut d’analyse (Icone) très proche du gouvernement brésilien. Il expliquait que l’ambition du Brésil était surtout d’obtenir une plus grande ouverture du marché européen sur la viande, les céréales et l’éthanol. Et Marcos Jank d’insister sur le fait qu’en ce qui concerne la canne et ses débouchés, « c’est moins le sucre que nous voulons exporter que l’éthanol. » Pour lui, le vrai marché porteur de demain est plus l’éthanol que le sucre. Il conseil aux Européens de continuer à investir sur cette filière pour « créer le marché » mais d’accepter que le Brésil devienne leur principal fournisseur extérieur, comme en Suède. Pour la viande, il estimerait justifié que l’Union européenne accepte d’importer l’équivalent de 6% ou 7% de ses besoins.

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A propos des Africains qui veulent être protégés pour assurer leur développement il estime qu’ils font fausse route. « Ce n’est pas en s’isolant qu’ils se moderniseront, c’est en ouvrant leur frontière et en se mettant dans la concurrence mondiale », dit-il. Si les pays africains, « qui ont un énorme potentiel agronomique », ont des problèmes, ce sont des problèmes internes qui appellent des réformes internes, explique ce conseiller du gouvernement brésilien.