La PME de Valence Markal, propriétaire de la marque Pilpil, parie sur un chiffre d’affaires en augmentation de 20 % cette année, profitant de l’appétit des consommateurs pour les céréales biologiques.
Farouchement indépendant depuis sa création il y a 80 ans près de Valence, Markal entend bien le rester. Sous la houlette des deux frères Olivier et Franck Markarian, troisième génération et co-présidents de l’entreprise depuis 2012, Markal s’attend à des ventes en forte hausse : « Le chiffre d’affaires 2015 a atteint 46 millions d’euros et s’affichera en progression de 20 % cette année », prévoit Olivier Markarian. « Nous profitons de l’engouement pour les produits biologiques qui se traduit pour Markal par une progression désormais à deux chiffres des ventes depuis les quatre dernières années », poursuit-il. L’entreprise est spécialisée sur les céréales précuites (boulgour et pilpil notamment), biologiques comme toutes les références, qu’elle produit dans son site industriel de Saint-Marcel-lès-Valence, dans la Drôme. La marque Pilpil est née d’une recette inventée en 1962 par le fils du créateur de l’entreprise Jacques Markarian. « Cette année, nous produirons 9 000 à 10 000 tonnes de céréales, ce qui fait de Markal l’un des plus importants transformateurs de produits biologiques en France », souligne le dirigeant. L’ensemble des produits est commercialisé sous la marque Markal, et « presque plus sous MDD ». Outre les céréales (blé, riz, épeautre…), Markal dispose d’une gamme de produits secs tels que des pâtes, les légumineuses, des fruits, des condiments, etc.
Parmi les axes de développement, Olivier Markarian voit plusieurs pistes. En premier lieu, faire face aux volumes de plus en plus importants demandés par le marché de la distribution spécialisée, mais aussi diversifier les canaux de distribution, même s’il exclut d’aller vers la grande distribution conventionnelle. Markal se place aussi sur le créneau de la restauration collective et scolaire, dont la demande en produits locaux et biologiques grandit sous l’impulsion de la législation. L’export est aussi développé avec 20 % des ventes dans une trentaine de pays.
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Pour ce qui est des produits, l’offre va rester focalisée sur les céréales biologiques sèches, avec un investissement important dans l’outil de production. « Face à l’augmentation des volumes, nous avons investi ces dernières années entre 800 000 et un million d’euros par an dans la production, la qualité, la traçabilité et l’informatique », explique Olivier Markarian. Un effort qui va être poursuivi avec « deux millions d’euros prévus en 2017 dans les machines et les bureaux », financés par des prêts bancaires, comme les investissements précédents. Très sollicités par des investisseurs comme beaucoup d’entreprises de la bio en ce moment, les frères Markarian ne sont pas vendeurs de leur participation. En revanche, « on regarde avec attention ce qui se passe autour de nous », glisse Olivier Markarian.