Le Maroc est frappé de plein fouet par sa pire sécheresse depuis près de 40 ans, une catastrophe qui fait craindre une sévère pénurie d’eau potable cette année, conséquence du changement climatique et d’une gestion hydrique inefficiente. « Le pays n’a pas enregistré une telle situation depuis le début des années quatre-vingt », a indiqué à l’AFP Abderrahim Hendouf, spécialiste des politiques de l’eau. Soumis de longue date aux variations climatiques, le pays subit un sévère déficit pluviométrique depuis septembre 2021 et une baisse alarmante des réserves des barrages de près de 89 % par rapport à la moyenne annuelle, selon les statistiques officielles. Pour contenir les effets dévastateurs de la sécheresse, le gouvernement a débloqué à la mi-février un programme d’aide au secteur agricole de près d’un milliard d’euros. Mais à long terme, il est « nécessaire de changer notre vision sur la question de l’eau », a alerté M. Zerouali lors d’une conférence sur « le droit à l’eau » à Rabat. Dans un article pour l’Institut marocain d’analyse des politiques (MIPA), la chercheuse Amal Ennabih estime que la rareté de l’eau est « profondément liée à la façon dont cette ressource est utilisée pour l’irrigation, consommant environ 80 % de l’eau du Maroc chaque année ».
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