Scindé en deux entités en 2007 (Mars Petcare & Food et Mars Chocolat), Mars France enregistre une croissance à deux chiffres dans l’Hexagone. Son chiffre d’affaires dans la confiserie, les biscuits et la glace a connu une croissance de 21 % à 484 millions d’euros grâce notamment à ses marques Mars, M&M’s, Twix, Balisto. Quant à sa branche Petcare & Food, ses ventes ont renoué avec la croissance, en enregistrant une progression de 10 %. Malgré un contexte difficile, Mars France ambitionne de poursuivre sa croissance dans l’Hexagone en investissant aussi bien industriellement que dans l’innovation.
Entamé il y a deux ans, le changement stratégique de Masterfoods, devenu Mars, a entraîné la scission en deux entités des activités françaises du groupe familial américain, en 2007. « Le groupe a choisi de globaliser sa marque institutionnelle Mars afin de capitaliser sur la confiance des marques du groupe et les valeurs issues de la famille Mars ». La création de Mars Petcare & Food et Mars Chocolat a permis « d’accroître l’efficacité opérationnelle sur des marchés aux fonctionnements très différents », selon le groupe. L’année dernière, Mars Chocolat France a réalisé un chiffre d’affaires de 484 millions d’euros, en croissance de 21 % (727 M EUR au global, dont 234 M à l’exportation). « Entre 2005 et 2007, la taille de Mars Chocolat France a augmenté de 40%, grâce à l’autonomie du marché français au sein du groupe et à notre décision de remettre le consommateur français au cœur de nos préoccupations », indique Nathalie Roos, présidente-directrice générale de Mars Chocolat France.
« Tout n’est pas rose »
La relance de sa barre emblématique Mars a notamment permis au groupe de connaître une croissance de 10% sur ce produit sur les six derniers mois. La dynamique du groupe en France s’est traduite par un programme d’investissements de 73 M EUR entre 2006 et 2008, sur ses sites alsaciens implantés à Haguenau et à Steinbourg, qui ont vocation à produire notamment des M&M’s et des barres glacées pour toute l’Europe. La production de M&M’s a par exemple augmenté de 30 % sur le site d’Haguenau. Cependant, « tout n’est pas rose en France. Nous sommes face à d’importants challenges que nous avons l’ambition de relever : discours de lutte contre l’obésité, interdiction de la publicité pour enfants – même si nous n’en faisions pas –, l’arrêt de vente de confiserie sur le devant des caisses, la question de la taxe nutritionnelle. Et ce dans un contexte de mise en application de la loi Chatel », souligne Nathalie Roos, qui prévoit une « croissance à deux chiffres sur le chocolat en 2008 ».
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Retour à la croissance pour le petfood
Après cinq années difficiles, notamment dues au « dynamisme de Nestlé et des MDD », Mars Petcare & Food France a retrouvé le chemin de la croissance avec une augmentation de son chiffre d’affaires de plus de 10% à 612 millions d’euros. Au total, l’entité réalise des ventes de 779 M EUR, dont 167 M à l’exportation. Son activité petfood (marques Pedigree et Whiskas notamment) a connu une croissance de 8,8 % et son activité food (riz, blé et sauces à marque Uncle Ben’s, Suzi Wan et Ebly) a progressé de 16%. « Après la scission avec l’activité de confiserie de chocolat, nous avons mené un plan de sauvegarde de l’emploi entraînant 70 départs principalement dans les postes administratifs, dont 7 licenciements. Cela nous a permis de renouer avec la croissance et de retrouver des capacités à investir tant au niveau industriel que de l’innovation », explique Albert Mathieu, président-directeur général de Mars Petcare & Food France. Entre 2006 et 2008, 34,2 millions d’investissements ont été réalisés sur ses deux unités de production situées à Saint-Denis de l’Hôtel, dans le Loiret, et à Ernolsheim-sur-Bruche, dans le Bas-Rhin. Pour 2008, Albert Mathieu garde comme objectif de gagner des parts de marché sur les aliments pour animaux de compagnie avec une prévision «prudente» de croissance de 4 à 5% de ses ventes et d’atteindre une progression comparable à celle de 2007 sur ses trois autres marques.