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Produits traiteur/Stratégie Martinet se met en ordre de marche pour retrouver le chemin de la rentabilité

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Afin de trouver de nouveaux leviers de croissance et rentabiliser son outil de production de boissons, le groupe Martinet se tourne vers le grand export, tout en soutenant la communication et l’innovation auprès de ses clients français.

« Communication, innovation et exportation » sont les trois piliers de la stratégie du groupe Martinet pour 2014. Après une année 2012 apparemment positive, assortie d’un chiffre d’affaires s’élevant à 140 millions d’euros (+8%) pour un volume de 64 000 tonnes de salades (dont 70% de MDD) en hausse de 3%, 3 000 tonnes de pâtisseries et 500 tonnes de charcuterie, Pierre Martinet assure qu’il est « optimiste ». Signe que son groupe, qui ne communique plus ses résultats depuis 2010, traverse peut-être une zone de turbulences. En effet, si on additionne le rachat en 2010 de la Belle Henriette, entreprise vendéenne endettée, l’investissement de 10 millions d’euros en 2011 pour la nouvelle unité de production de smoothies et de boissons au thé, lesquels ne semblent pas avoir encore trouvé leur public, et la tendance haussière des matières premières, on peut avoir quelques légitimes inquiétudes sur la situation financière de l’entreprise. En tout cas, Pierre Martinet, qui admet avoir obtenu le rééchelonnement de sa dette auprès des banquiers, reste combatif.

Pause dans les investissements

S’il n’a pas prévu d’investissement industriel en 2013, il a en revanche annoncé que 2014 devrait être l’année de remise en beauté de La Belle Henriette, pour laquelle il envisage de débourser « 2 à 3 millions d’euros » dans une mise à niveau industrielle, ainsi qu’un agrandissement de la partie expédition. Le « traiteur intraitable » a aussi choisi de revenir sur un terrain qu’il connaît bien, celui de la communication. Il continue à capitaliser sur sa descendance puisqu’un film publicitaire devrait être tourné dans les prochaines semaines, mettant en scène ses deux enfants, fille et garçon, tous deux à l’œuvre pour vanter les mérites du taboulé paternel. La campagne sera diffusée sur les chaînes nationales à partir de mai. Le groupe lance également une série d’innovations avec des Tagliatelles de carottes au rayon des salades traiteur, également une nouvelle gamme « italienne » baptisée Les Farandoles, qui décline différentes recettes de salades de pâtes en barquettes alvéolées, accompagnées de petits soufflés aux olives ou au basilic. Le nouveau secteur des boissons, jugé par Pierre Martinet « très en dessous de ses objectifs », s’enrichit d’un gaspacho, mis au point en collaboration avec les équipes de Martinet Ibérica. « Le segment des gaspachos, qui pèse 6 000 tonnes en France, est occupé pour les deux tiers par Alvalle, détaille Pierre Martinet. C’est un marché dynamique, qui a bénéficié en 2012 d’une croissance de 13,3% en volume et de 14,7% en valeur. Nous devrions y trouver facilement notre place. » Et pour ses salades, toutes les références de la gamme smoothies, ainsi que ses boissons au thé, Pierre Martinet a de grands projets : « Aujourd’hui l’export représente 2% du chiffre d’affaires du groupe, ce qui est nettement insuffisant », explique-t-il. C’est pourquoi l’entreprise mise sur les Etats-Unis, la Chine, le Japon, la Russie… pour adopter ses produits, qu’elle n’a pas hésité à adapter aux long voyages. « Pour faciliter l’export lointain, la DLC (date limite de consommation) de nos smoothies de légumes est passée de 45 jours à 170 jours. Pour les salades, nous avons également mis au point un nouveau procédé de pasteurisation qui permet d’allonger la durée de vie du produit sans en altérer le goût. »

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