On croyait la compétition terminée. Erreur, les champions de l’économie mondiale ne se sont pas encore vraiment affrontés pour clore le cycle de Doha. Le coup d’essai de Pascal Lamy à Genève en début de mois a débouché sur un match nul.

Mais le directeur général de l’OMC se refuse à un constat d’échec et préfère jouer les prolongations jusqu’à la fin de juillet voire jusqu’à la fin de l'été. Le problème est que le cœur n’y est pas, l’ambiance paraît même exécrable. D’abord parce que les Américains ne font montre d’aucune intention d’ouverture sur leurs subventions agricoles. Ensuite parce que le négociateur européen, Peter Mandelson, continue de frôler la ligne jaune de son mandat. Ainsi lorsqu’il se rapproche de la position des grands pays exportateurs de produits agricoles comme le Brésil (le G20) qui prône une baisse de 54 % des droits de douane agricoles.

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Une initiative que Dominique Bussereau juge « malhabile et inadaptée » et en tout cas contraire à la ligne du conseil européen et qu’il entend stigmatiser dès la semaine prochaine devant ses collègues ministres de l’Agriculture.

La tension est telle que certains dans le monde agricole préfèreraient un échec définitif de la négociation à un mauvais accord. Les industries agroalimentaires n’en sont pas là, mais cela pourrait venir…