C’est, certes, un sacré mauvais tour que le gouvernement vient de jouer aux quelques organisations agricoles qui se sont vu prélever des sommes considérables. « On trouve des sous où on peu », reconnaît-on dans les sphères gouvernementales sans cacher que la situation budgétaire est très, très difficile et délicate à gérer vis-à-vis de Bruxelles.
Les agriculteurs, parmi d’autres, en font les frais mais ils pourraient en tirer deux enseignements.
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Le premier est qu’il est peu opportun de gérer un organisme de développement ou d’intervention en « bon père de famille ». S’il y a de l’argent en caisse, celui-ci doit être tourné vers l’action. A quoi sert de prélever des fonds auprès des agriculteurs si ce n’est pas pour engager des opérations qui leur seront utiles le plus directement possible. De fait, ce sont peut-être les paysans qui seront les plus surpris en prenant connaissance des masses financières en jeu.
Le deuxième enseignement consiste à ne pas trop se considérer comme propriétaire des fonds récoltés grâce à une taxe parafiscale. On entend souvent des représentants professionnels affirmer : « C’est l’argent des agriculteurs ! » Dès l’instant qu’une telle taxe est obligatoire, c’est plutôt l’Etat qui se sent propriétaire. Il vient de le prouver.
Demain, cependant, ces taxes seront remplacées par des cotisations dites « volontaires obligatoires » (CVO). Si elles semblent changer de nature, devenir privées, en somme, elles n’en seront pas moins obligatoires. Est-on certain qu’un juge, en cas de recours, ne pourrait pas les considérer comme assez proches des fameuses taxes dont on se débarasse aujourd’hui ? En tout cas, les adeptes de ces CVO ont sacrément intérêt à en étudier toutes les facettes juridiques avant de les adopter les yeux fermés.