McDonald's France annonce le renouvellement de son contrat pluriannuel dans la filière blé, qui double en volume, à 17 000 tonnes achetées à prix fixe, et intègre comme nouveau partenaire la coopérative Axéréal.
«Nous avons besoin de grosses quantités, soumises à cahier des charges, ce qui est possible en donnant de la visibilité aux producteurs, afin de leur permettre d'investir et de stabiliser le revenu », a expliqué le vice-président Achat, Qualité et Logistique de McDonald's France Willy Brette, le 26 février en conférence de presse au SIA. Le nouveau contrat, qui prolonge celui initié en 2012, concerne 17 000 tonnes de blé à prix fixe sur les récoltes 2015 et 2016, correspondant à 50 % des besoins annuels pour la fabrication de petits pains East Balt, fournisseur de McDo. Aux partenaires historiques (les coopératives Valfrance, France Gâtinais Céréales, Beauce Gâtinais Céréales et les Grands Moulins de Paris) s'ajoute Axéréal.
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« Les volumes concernés sont majoritairement des blés de force, qui ne cessent de reculer en France », a indiqué le directeur général d'East Balt Christophe Blaise, en précisant que tout son approvisionnement en blé est d'origine nationale. « Ils répondent à environ la moitié de nos besoins, contre un quart initialement : 13 500 tonnes/an de farine sont contractualisées. » Une démarche qui séduit un nouveau partenaire, Axéréal. Olivier Legrand, administrateur de la coopérative, y voit l'intérêt d'insuffler « un esprit filière chez l'agriculteur, qui connaît ainsi la destination finale du grain ». Quant au prix payé au producteur, les 170 euros/t base moisson, fixés en 2012, sont maintenus pour les récoltes 2015 et 2016. Une revalorisation de 5 à 6 % est apportée uniquement pour les blés améliorants, qui s'élèvent entre 250 et 260 euros/t sortie organisme stockeur, soit quelque 235 euros/t pour l'agriculteur. « Un prix basé sur le coût de revient », a souligné Willy Brette. Pour Christian Renard, directeur général de Valfrance, « le principal avantage est de s'affranchir des fluctuations du marché. Cela donne de la visibilité à nos producteurs sur le prix de vente pour couvrir leurs charges d'exploitation. Il s'agit d'un bon compromis, équilibré, tenant compte de tous les intérêts des membres de la filière. »