Abonné

Mercosur : il est « raisonnable » de croire à un accord en 2012 pour le Brésil

- - 2 min

Le Brésil ne se fait pas de doute quant à l'issue positive d'un accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne, a déclaré le 28 avril Antonio Patriota, chef de la diplomatie brésilienne. « Nous continuons à négocier avec l'Europe. C'est un moment très positif pour le Mercosur, nous sommes un marché très attirant pour l'Union européenne et nous continuerons à faire des efforts » pour arriver à un accord, a-t-il estimé. Selon lui, « 2012 est un délai très raisonnable étant donné que le travail déjà fait est énorme », mais la relance des négociations a soulevé une forte opposition de dix pays de l'Union européenne. Après six ans de blocage, les négociations avec le Mercosur ont repris du 2 au 6 mai au Paraguay. Un tel accord aurait un impact négatif sur l'agriculture européenne, d'après une étude de la Commission européenne diffusée le même jour. La Fédération nationale bovine a réagi à nouveau sur le sujet via un communiqué de presse le 3 mai. « La viande bovine n'est pas une monnaie d'échange ! », insiste-t-elle. Elle s'interroge également sur la « légitimité des travaux engagés avec les pouvoirs publics pour réguler les revenus des producteurs (contrats inter-filières, indicateurs de coûts des matières premières, régulation dans la Pac post-2013…) dès lors qu'un accord avec le Mercosur viendrait tout balayer d'un revers de manche ». Dans ce sens, la FNB attend une intervention immédiate du Parlement européen et du président de la République.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

accord de libre-échange
Suivi
Suivre