Metarom, le spécialiste des arômes, caramels et colorants alimentaires, étoffe son réseau international. Des participations ont ainsi été prises en Algérie, en Colombie et en Iran. La filiale australienne a par ailleurs été renforcée, avec l’installation de capacités de production (dilution).
Metarom veut franchir un nouveau cap dans son internationalisation. L’entreprise familiale basée à Boves (80) dispose déjà de sites de production en Belgique, en Suisse et en Espagne, auxquels il faut ajouter les filiales commerciales en République tchèque, en Australie, au Maroc et une participation à hauteur de 20 % dans Metarom Neotech au Canada. « Nous faisons 90 % de notre chiffre d’affaires en Europe, c’est bien. Mais ce n’est pas la zone de croissance la plus dynamique… », commente Jean-Loïc Métayer, p.-d.g. de Metarom.
Colombie, Iran et Algérie
Ce sont pas moins de trois nouveaux pays qui ont été investis les trois derniers mois. Metarom s’est associé avec son distributeur colombien dans Metarom Andina, dont il détient 80 %, pour couvrir quatre pays andins. « La structure ne couvre pas toute l’Amérique du Sud, mais les marchés qu’elle vise offrent de bonnes perspectives de croissance. Elle compte deux personnes et nous pourrons y ajouter une unité de dilution si elle se développe bien. »
Autre prise de participation, minoritaire celle-ci, en Iran, toujours chez son distributeur. « C’est un marché très intéressant, mais nous n’avons pas voulu y investir plus parce que c’est tout de même une zone relativement instable », explique Jean-Loïc Métayer.
Metarom s’implante enfin en Algérie, avec une prise de participation symbolique de 5 % chez son distributeur, mais qui doit augmenter progressivement pour s’approcher de 50 %. « En Algérie, le premier actionnaire doit être algérien, nous ne pourrons donc pas atteindre 51 % des parts seuls, mais nous avons un partenaire français avec lequel nous contrôlons la structure », commente le dirigeant.
Des capacités de production en algérie et en Australie
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Outre la commercialisation, la structure algérienne dispose de capacités de production pour fabriquer des émulsions. « L’industrie de la boisson est très présente en Algérie. Elle a besoin d’émulsions, qui demandent de la main d’œuvre, d’où notre intérêt à produire sur place. »
Metarom a également étoffé sa filiale australienne, en l’équipant de capacités de dilution. « Nous pourrons ainsi y envoyer les cœurs d’arômes seulement et diviser par dix nos frais de transports et nos frais de douanes. »
Aller chercher les zones de croissance
La deuxième vague du développement international de Metarom a commencé en 2010, avec l’implantation d’une filiale commerciale au Maroc. Tous ces projets représentent une enveloppe d’environ 1 M EUR (moins de 500 000 EUR pour la Colombie, l’Iran et l’Algérie.)
« Nous visons les zones de croissance, et nous cherchons celles où les intervenants sont moins nombreux, alors forcément, nous pouvons aller sur des pays parfois un peu compliqués », explique Jean-Loïc Métayer. Quant à recourir à la croissance externe, le dirigeant estime que cela sera nécessaire. Mais il souhaite auparavant étoffer ses équipes. « Le jour où nous procéderons à une acquisition, nous voulons organiser la fusion tout de suite. Ce sont des chantiers très lourds à gérer, nous en avons eu l’exemple lorsque nous avons regroupé nos sites de production en France en 2004 et il faut que nous soyons structurés en conséquence. »
Le groupe Metarom pèse 25 M EUR (CA Metarom France : 18 M EUR). Metarom Neotech, au Canada, dont il a 20 % du capital, pèse 3,8 M EUR. Le groupe réalise 80 % de son activité dans les arômes alimentaires, 15 % dans les caramels de spécialité et 15 % dans les mélanges de colorants alimentaires. Il emploie environ 175 personnes dont 120 sur Metarom France et Metarom Neotech compte une trentaine de salariés.