Metabolic Explorer (Metex), société qui industrialise des procédés de chimie renouvelable, a annoncé 3 juillet la signature avec Total d’une convention pour la construction d’une unité de production de 24 000 tonnes d’un hydrocarbure appelé « 1,3 propanediol » et d’acide butyrique biosourcés. Après 2020, cette usine située à Saint-Avold (Moselle) devrait produire en même temps, à partir du glycérol, qui est un sous-produit de la fabrication du biodiesel (ester d’huiles végétales) 20 000 tonnes de propanediol et 4 000 tonnes d’acide butyrique.
Cette usine produira le propanediol à destination de deux marchés : les cosmétiques d’une part, les bioplastiques et les textiles d’autre part, a précisé Antoine Darbois, secrétaire général de Metex. De même, elle produira l’acide butyrique biosourcé en remplacement de l’acide butyrique à base de pétrole pour le marché de la nutrition animale dans des additifs qui permettent de remplacer les antibiotiques d’une part, et pour le marché à haute valeur ajoutée des arômes d’autre part.
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L’originalité du procédé de l’usine est le fait d’avoir réalisé deux procédés en un : « À partir d’une même matière première, il sortira de l’usine deux robinets, un de propanediol, un autre d’acide butyrique », a expliqué Antoine Darbois. Les deux produits auraient pu être fabriqués à partir de céréales, mais l’objectif est de recourir à une matière première qui ne soit pas alimentaire (le glycérol). Dans les années 2030, la matière première pourrait être à base de sucres de cellulose, a évoqué Antoine Darbois. Déjà, Metex apprend à produire des substances analogues à partir de sucres de cellulose. L’entreprise clermontoise a un partenariat avec le géant papetier finlandais UPM et un industriel suédois pour hydrolyser la cellulose en sucres, afin de fabriquer du mono propylene glycol (MPG), molécule utilisée dans la cosmétique, la pharmacie, certains détergents et des encres.
Dans les années 2030, la matière première pourrait être à base de sucres de cellulose