Le commissaire européen au marché intérieur et aux services s’est rendu au salon international de l’agriculture en affichant sa détermination à encadrer la spéculation sur les matières premières.
Si Michel Barnier est bien conscient que ce n’est pas la spéculation qui entraine la volatilité des marchés, il est tout aussi convaincu qu’elle accentue les mouvements erratiques. « Pourquoi serions en retard sur les Américains ? », explique-t-il en faisant allusion à une loi américaine récente qui a encadré les prises de risque (Dodd Frank Act). Le commissaire européen, après avoir présenté un premier train de mesures, devrait, en juillet, proposer une évolution de la directive MIFID (Marchés d’instruments financiers et services d’investissement). L’idée est d’instaurer, comme aux Etats Unis, des limites autorisées de positions et d’encadrer les transactions afin d’éviter des positions dominantes. Michel Barnier a aussi indiqué que le commissaire à l’agriculture Dacian Ciolos travaillait sur les liens entre marchés financiers et marchés physiques de l’agriculture. Attentif à tout ce qui se passe en matière agricole, le commissaire européen au marché s’est dit favorable à une évolution du droit de la concurrence en Europe, afin de donner un peu plus de marges de manœuvre aux interprofessions de type français, tout en évitant, de leur part, toute orientation normative sur les prix. « Il faut donner la possibilité aux interprofessions, non de fixer des prix mais de permettre de les négocier ». Il a expliqué que la Commission est très attentive aux abus de positions dominantes constatées ici où là chez des grandes surfaces.
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