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Élevage herbager Michel Barnier devrait réunir les banques et la MSA

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Une rencontre du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, avec les banques et la MSA est envisagée pour « donner du souffle aux trésoreries des éleveurs ». C’est ce qu’a annoncé Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA à la tête d’une délégation d’éleveurs qui a rencontré le ministre pendant près de deux heures, le 23 septembre au soir. « Il faut mieux travailler à du concret même si cela repousse les annonces du ministre de 4 à 5 semaines », a expliqué le leader de la FNSEA.

«Il nous faut du concret pour les éleveurs», a estimé Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, à la tête d’une délégation qui a été reçu pendant près de deux heures par le ministre Michel Barnier, le 23 septembre au soir. Pour « donner du souffle aux trésoreries des éleveurs », les syndicalistes ont demandé au ministre de réunir les banques et la MSA afin de trouver des solutions. Il peut s’agir de report d’échéances de prêts, de prise en charge de taxes foncières ou d’allégement de la TIPP (taxe pétrolière), … ont expliqué les syndicalistes. « Cette réflexion doit aussi s’inscrire dans le cadre de la conférence sur les revenus que réclame la FNSEA depuis quelques mois », a rappelé le leader du syndicat qui espère la tenue de cette conférence avant fin octobre. « Il faut mieux travailler à du concret même si cela repousse les annonces du ministre de 4 à 5 semaines », a-t-il expliqué. Évidemment le « rééquilibrage des aides en faveur notamment du secteur ovin dans le cadre du bilan de santé de la Pac » est à l’ordre du jour, a rappelé le président de la FNSEA. « Mais, prévient-il, le secteur ovin ne saurait attendre 2010 ».

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Un Grenelle de l’élevage

« Nous ne sommes pas loin de parler d’un Grenelle de l’élevage », a expliqué Jean-Pierre Fleury, vice-président de la FNB à l’issue de la rencontre avec le ministre. Selon le syndicat, il s’agit de 80 000 exploitations bovines qui sont menacées. Deux phénomènes conjoncturels pénalisent les éleveurs. Il s’agit de la hausse de leurs charges estimées à 145 euros par vache allaitante. Ce qui, pour 4 millions de vaches, aboutit à une facture de 600 millions d’euros. Par ailleurs, les éleveurs subissent une baisse du prix de vente de leurs animaux estimé à 100 euros par tête de bétail. Un manque à gagner estimé à 400 millions d’euros pour la filière. La facture totale est donc de 1 milliard d’euros. « C’est bien de la continuité de l’élevage européen dont il est question. La baisse de revenu des éleveurs français est de 50 % si on totalise les années 2007 et 2008. » « Le ministre n’a pas contesté ce chiffre », a commenté Jean-Pierre Fleury. « Il faut travailler sur l’allégement du poids des charges pour les éleveurs », explique-t-il. « Les aides vont arriver, les banques vont se servir et en février, les éleveurs seront lessivés », prévient-il. « Attention à ne pas tomber dans l’indécence », a-t-il conclu.