Le ministre français de l’Agriculture, Michel Barnier, a estimé le 20 mai dans un communiqué que « certains points de la proposition » de Bruxelles concernant le bilan de santé de la Pac étaient « inacceptables ».
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Pour Michel Barnier, « c’est le cas du démantèlement de l’intervention tel que proposé par la Commission, qui serait contradictoire avec le besoin d’un véritable filet de sécurité sur les marchés agricoles ». « De la même façon, la fin rapide des aides couplées qui est proposée pour certaines productions spécifiques devra être revue (…) », ajoute le communiqué. Il prévient que « le maintien d’un premier pilier (aides directes, ndlr) économique fort est également une priorité ». La France sera également « particulièrement vigilante sur les quotas laitiers », avertit le ministre français. « Un point positif concerne notamment les dispositions qui permettent de soutenir plus spécifiquement certains secteurs en difficulté ou présentant un intérêt particulier pour l’environnement et les territoires (…) afin de permettre une réorientation et un rééquilibrage des aides directes selon les problématiques spécifiques de chaque Etat membre ». Il relève aussi « avec intérêt (…) la mise en place d’outils de gestion des risques climatiques et sanitaires au sein du premier pilier de la PAC, conservation d’un certain degré de couplage (aides liées à la production, ndlr) des aides animales ».