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Commerce extérieur Michel Barnier propose un plan pour doper les exportations

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Invité de la Sopexa (Société pour la promotion des exportations agricoles françaises) le 12 octobre, le ministre de l’Agriculture a proposé une politique offensive concernant l’exportation, et a exposé un plan.

Lors du petit-déjeuner-débat organisé par la Sopexa le 12 octobre, Michel Barnier a de nouveau montré la volonté du gouvernement d’impulser une politique offensive à l’exportation, et à cette occasion, a dévoilé un plan en cinq points qu’il a détaillés :

– Avoir une vraie stratégie d’influence à l’étranger, en mettant en valeur les indications géographiques.

– Créer un groupement d’intérêt public avec les chambres d’agriculture pour développer les réseaux à l’export.

– Donner mission à la DGAL (la direction générale de l’Alimentation, du ministère de l’Agriculture), de lever certaines barrières sanitaires qui empêchent les Français d’exporter.

– Faire évoluer le réseau des attachés agricoles d’ambassades, « trop centré sur l’Europe », et l’axer davantage sur l’Inde, la Chine et le Brésil.

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– Faire évoluer l’enseignement, pour que les jeunes soient mieux formés aux langues étrangères et aux enjeux de la compétition internationale.

Tisser davantage de liens à l’Est

Face aux Anglo-saxons qui veulent « détricoter la première vraie politique économique commune qu’est la Pac », le ministre de l’Agriculture a plaidé pour des alliances avec l’Allemagne et les 12 pays de l’Est qui sont entrés dans l’UE. Le lendemain, il devait s’envoler pour l’Anuga, exposition agroalimentaire de grande ampleur en Allemagne.

Il a attiré l’attention sur l’émergence économique de l’Ukraine. « Sa production de blé peut doubler d’ici cinq ans. Nous avons sans doute des produits et des équipements à lui vendre ». Il veut aussi réactiver le comité franco-russe dans le domaine agroalimentaire.

Michel Barnier a enfin appelé les Français et les Européens à être « moins naïfs que nous l’étions il y a encore peu » dans les rapports commerciaux. Dans ce domaine, « nous allons passer en revue un par un tous les secteurs ». « Contrairement à ces dernières années où le mot d’ordre était de moins produire et de se contenter d’entretenir le paysage, il faut être attentif à la demande mondiale qui s’accroît », a-t-il conclu.