Michel Chapoutier, président de l’Union des maisons de vins (UMVin), a confié à quelques journalistes sa crainte de voir la filière viticole conduite à « rentrer dans le rang » agricole, à l’occasion des États généraux de l’alimentation (EGA). « La transversalité agricole qui nous est demandée pourrait être un prétexte pour aplanir la spécificité viticole », a-t-il alerté. « Il faudrait éviter de sortir du lot, par exemple en taisant que la filière est celle qui peut le plus se passer du glyphosate ! », a-t-il ironisé, écornant au passage la discipline syndicale. Il s’en est pris en même temps aux freins qui empêchent la construction de retenues collinaires : « On pourra plus facilement se passer du glyphosate, grâce à l’enherbement, si on a accès à l’eau ». En effet, cette technique est plus facile à mettre en œuvre si la ressource en eau n’est pas trop tendue. Exploitant en Australie comme en France, l’accès à l’eau est l’un des combats que compte mener Michel Chapoutier aux EGA.
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