Dans un entretien accordé au « Parisien-Aujourd’hui en France » le 15 mars, le président des hypermarchés E.Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, s’est déclaré favorable à « une suppression de la TVA » pour les « produits de qualité comme le bio », afin de les « rendre plus accessibles » et « permettre à la population la plus modeste d’y avoir accès ».
Initialement, Michel Édouard Leclec avait défendu une baisse globale de la TVA pour « les produits de première nécessité », mais affirme avoir « évolué » sur cette question, estimant que ces produits « ne sont pas toujours de qualité ». Il a par ailleurs appelé à la création d’un « ministère de la consommation », pour « faire de la loi Égalim un enjeu de société ».« Il faudrait faire piloter cette mutation […] par quelqu’un qui ne représente pas une industrie », indique-t-il, faisant allusion au rôle du ministère de l’agriculture dans la mise en place de cette loi.
Sur l’antenne d’Europe 1, le 15 mars, le Premier ministre Édouard Philippe s’est déclaré favorable à une baisse de la TVA, « à condition que cela profite aux producteurs et aux consommateurs, pas à la grande distribution ». « Je souhaite bien du plaisir pour garantir ça », a-t-il toutefois ajouté.
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« C’est assez gonflé de la part de Michel-Edouard Leclerc », a quant à elle estimé la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, qui cite un article d’UFC Que Choisir de 2017 dénonçant le fait que les distributeurs réalisent sur les produits bio « des marges largement au-dessus de la moyenne ».
Pour elle, « les marges abusives des distributeurs doivent être compressées avant de penser une baisse de la TVA, d’autant que cette démarche, qui doit passer par une validation européenne, prendrait beaucoup de temps ; il s’agit donc d’une opération de communication ».
« C’est assez gonflé de la part de Michel-Edouard Leclerc »