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Michel-Edouard Leclerc reste sur la même ligne

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« La libre répercussion des marges arrière, telle qu’annoncée par le gouvernement, va permettre de temporiser (…) mais ça ne suffira pas pour contrer l’ampleur des hausses (des tarifs des industriels), suggère Michel-Edouard Leclerc dans son blog.

a) D’abord parce que les distributeurs les plus agressifs ont déjà baissé leurs marges (désormais à la limite du seuil de rentabilité) …

b) Les tarifs des fournisseurs ne sont toujours pas directement négociables. Pour compenser des hausses aussi importantes, la loi Dutreil continue d’obliger les distributeurs à négocier la rémunération de prestations de services (tête de gondole, présence dans catalogues, etc.) dont le montant pourra être répercuté en baisse de prix. Encore faut-il pouvoir justifier ces demandes. Quand les marges arrière atteignent déjà 35 et 40 %, comment expliquer qu’on demande 8 à 10 points supplémentaires aux fournisseurs ? Ca n’a plus de sens et ça devient même légalement condamnable.

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c) De toute façon, quel que soit le résultat des négociations, c’est le tarif du fournisseur qui fixe la limite du prix de vente (SRP). Si l’on veut que les prix n’augmentent pas trop (pas plus que les matières premières), il faut que le législateur autorise les distributeurs à négocier les tarifs, soit par des baisses directes de prix, soit par des remises ou des ristournes (liées à des objectifs commerciaux par exemple). Cette demande n’a rien d’exorbitant. Partout en Europe et dans le monde, elle est une pratique courante.

Les industriels eux-mêmes l’exigent de leurs propres fournisseurs de matières premières », ajoute le patron des Centres Leclerc.