La FNSEA alerte sur les « graves difficultés » des apiculteurs dans un communiqué le 5 décembre. Elle s’alarme d’une baisse des achats de miel dû à l’inflation et des stocks qui « s’accumulent », alors que dans le même temps et « paradoxalement, la France a recours massivement aux importations ». Un constat amer partagé par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) dès la mi-novembre, et auquel se sont joints la Confédération paysanne et le syndicat national d’apiculture (SNA). À leur appel, une centaine d’apiculteurs se sont mobilisés place de la République à Paris, le 30 novembre, pour alerter sur leurs difficultés. « Les négociants n’achètent même plus la production française qui reste bloquée [dans] les fermes, les entrepôts des négociants étant saturés de miel d’import à bas prix », certains à « moins de 2 €/kg », déplorait la Conf’dans un communiqué à l’issue de la mobilisation.
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Le syndicat minoritaire indique avoir été reçu par le cabinet du ministre de l’Agriculture et obtenu « un calendrier de travail » pour analyser les raisons de la crise et « identifier les leviers de régulation du marché et de sa transparence ». Il espère obtenir « des mesures d’aides directes forfaitaires à la trésorerie » et demande la mise en place « de prix minimum d’entrée » pour « empêcher la concurrence déloyale ». De son côté, la FNSEA demande « le déblocage d’aides d’urgence » et « une révision ambitieuse » de la directive européenne sur le miel en requérant : « Un étiquetage précis et obligatoire » de l’origine « avec la mention des proportions exactes des pourcentages » pour les mélanges de miels ; le « renforcement de la traçabilité » de la ruche au pot ; et l’amélioration de méthodes harmonisées permettant de détecter les miels adultérés.