Le climat ne s’améliore pas chez Interapi. Dans une lettre ouverte diffusée le 13 mars, la Confédération paysanne et la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) demandent « un changement réel de gouvernance et de fonctionnement » de l’interprofession apicole Interapi. Elles affirment qu’Interapi est « une interprofession hors-sol qui ne représente plus l’amont » et dénoncent l’extension de l’accord interprofessionnel pour 2026-2028 à tous les opérateurs de la filière apicole, obligés de verser une cotisation annuelle.
Et pour cause : on apprend que la FFAP a quitté Interapi le 4 décembre à l’issue d’« une année de chaise vide », selon la présentation de son enquête de satisfaction concernant Interapi datée du 15 janvier. Cette enquête, menée du 8 novembre au 8 décembre auprès des syndicats de l’amont apicole (100 répondants), révèle « un malaise structurel profond » car « les deux tiers des répondants ne sont pas satisfait d’Interapi aujourd’hui et ne savent pas pourquoi ils y cotisent ».
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Ce départ de la FFAP, seul syndicat d’apiculteurs professionnels indépendant de tout syndicat agricole (176 adhérents en 2025) s’ajoute à celui de la Conf’ en février 2025, ainsi qu’à celui de la Coordination rurale en juin 2023 et à ceux des syndicats d’apiculteurs amateurs et professionnels que sont l’Unaf et le SNA, en 2022 (lire notre enquête sur le syndicalisme agricole).
« Peut-on sérieusement considérer que l’amont est représenté lorsque les décisions semblent portées par trois têtes : un président (de la section apicole de la FNSEA, NDLR), la famille Michaud (conditionneur, NDLR) et un représentant des coopératives (FedApi, NDLR) ? Où est la pluralité syndicale ? Où est la diversité des modèles apicoles ? Où est la voix des producteurs indépendants ? », s’émeuvent les deux organisations.
LM