L’Assemblée nationale a voté le 8 novembre pour un fonds d’urgence de 20 M€ en soutien aux viticulteurs touchés par le mildiou, après d’importants dégâts dans le Bordelais et le Sud-Ouest durant l’année. La mesure est intégrée au projet de loi de finances de fin de gestion 2023, qui devait être adopté en première lecture en soirée puis transmis au Sénat. Il y a eu un « épisode très fort de mildiou dans beaucoup de récoltes et de bassins viticoles du Sud-Ouest. Il est important de venir en soutien à ces agriculteurs » et « d’enclencher le plus rapidement possible le soutien nécessaire », a souligné le rapporteur du budget Jean-René Cazeneuve (Renaissance), élu du Gers. Ce fonds permettra de verser une aide plafonnée à 20 000 euros, sur trois années glissantes. Le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave a donné un avis favorable à l’amendement. « Le mildiou touche régulièrement nos vignobles. Il n’est pas couvert par l’indemnité assurance récolte, ni par le fonds national agricole de mutualisation. On est face à ce qu’on peut appeler un trou dans la raquette », a-t-il reconnu.
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« Un fonds d’urgence est une des pistes envisageables », a-t-il précisé, sans garantir l’avenir de la mesure. Le vignoble a été très éprouvé par le mildiou en 2023, une maladie causée par des épisodes pluvieux associés à la chaleur et qui provoque feuilles de vigne tachées et raisins desséchés. Selon le service statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste), la production 2023 « est amoindrie dans le Bordelais et le Sud-Ouest par le mildiou ». Ses estimations au 1er octobre montrent dans le Sud-Ouest une baisse par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale (respectivement -11 % et -22 %), idem dans le Bordelais (-8 % et -16 %). Le projet de loi de fin de gestion permet des ajustements de crédits pour l’exercice budgétaire en cours.