On ne peut dépenser plus qu’on ne gagne : cette règle souffre des exceptions quand on s’appelle l’Etat et elle n’a pas encore autant d’évidence dans la sphère publique ou le secteur nationalisé que dans la majorité des entreprises, mais certains ministres s’emparent de la formule comme des néophytes. Dominique Bussereau dont le budget 2006 va être sensiblement rogné, a ainsi annoncé fièrement « un redimensionnement des effectifs » de son ministère… Ce n’est quand même pas, après tout, une diminution aussi rapide que celle du nombre d’exploitants agricoles !
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Avec les mêmes structures administratives ou presque (on fusionne bien les Offices et les DDA avec les DDE), le pilotage des secteurs agricole, maritime, forestier et agroalimentaire se fera donc selon des règles budgétaires nouvelles mais pas forcément plus claires ni plus sûres que les précédentes. Exemple : les 25 millions d’euros de POA et assimilés ou les 6,9 M EUR de mesures propres au PNDIAA lancé naguère par Nicolas Forissier figurent dans un ensemble baptisé «valorisation des produits, orientation des productions, régulation des marchés» doté d’1,1 milliard en autorisations d’engagement et dont les crédits de paiement sont de 741 M (difficilement comparables aux 709 M de 2005). Sans compter que 5,5 M EUR qualifiés de «nouveaux» (mais à décompter des 6,9 M déjà cités) affectés à l’innovation dans les PME alimentaires relèvent d’un autre programme, celui de la recherche, à côté d’une aide à la restructuration des centres techniques ACTIA de 1,4 M EUR et, non visibles à ce stade, des crédits de l’ANR qui relaieront les 12,5 M (2005) du Programme national de recherche sur l’alimentation (PNRA) … La transparence progresse !