Les commissaires Androulla Vassiliou et Mariann Fischer Boel, chargées de la santé et de l’agriculture, ne sont pas parvenues, le 13 janvier, à imposer l’idée d’un moratoire temporaire sur le clonage pour les animaux de ferme. Mme Fischer Boel est revenue à la charge le 20 janvier sur son blog indiquant que dans ce dossier « un bon plan aujourd’hui est mieux qu’un plan parfait demain ».
Alors que certains experts laissent entendre que les premiers produits alimentaires issus de descendants de clones pourraient arriver sur le marché communautaire dès les prochains mois, en provenance du Japon ou des Etats-Unis, la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, a ouvertement affiché sur son blog, le 20 janvier, sa déception quant à la décision de la Commission européenne de ne pas instaurer immédiatement un moratoire temporaire sur l’utilisation du clonage dans le secteur agricole. Une position qu’elle avait pourtant défendue avec force, lors du débat d’orientation du 13 janvier, aux côtés de la commissaire à la santé, Androulla Vassiliou Voir n°3186 du 19/01/09.. « Pourquoi ne faut-il pas attendre de voir venir ? Parce que, malheureusement, ce n’est pas une solution viable », écrit-elle. « Le statu quo n’équivaut pas à un moratoire, mais signifie l’introduction graduelle et mal documentée de gènes d’animaux clonés dans la production animale mondiale », s’inquiète-t-elle, appelant l’Europe à agir sans attendre. « Je ne veux pas revenir en arrière aux sombres jours de la crise de la vache folle », argumente-t-elle. Mme Fischer Boel estime qu’il s’agit d’être « raisonnable » sur ce dossier et de ne pas déstabiliser l’opinion publique. Une prudence d’autant plus de mise que le clonage n’a pas à ce stade, selon la commissaire, démontré un intérêt quelconque pour les éleveurs européens. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a pourtant constaté, le 13 janvier, à l’issue du débat d’orientation « l’absence de consensus en faveur d’une interdiction et la nécessité de disposer de données supplémentaires ». Compte tenu de la « diversité des sensibilités », Bruxelles a décidé à ce stade de « maintenir la situation présente » dans le domaine règlementaire, écartant une interdiction ou un moratoire « sans pour autant exclure la possibilité de le faire, si nécessaire , à un stade ultérieur ».
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