Dans son long discours de politique générale devant les députés, Jean-Marc Ayrault a présenté parmi ses priorités pour un retour à la croissance « un soutien déterminé » en faveur des PME. Une promesse qui ne peut qu’interpeller les industriels de l’agroalimentaire qui sont pour 98% des petites et moyennes entreprises. Cet accompagnement serait de deux types. Un soutien de la Banque publique d’investissement qui sera mise en place avant la fin de l’année et aura pour mission d’aplanir leurs difficultés pour accéder au crédit. Tout aussi attendue par le secteur agro-industriel, une reconnaissance de « dispositifs fiscaux avantageux ». Ces industries ne peuvent supporter le même taux d’imposition que les multinationales, sans brider leur croissance, concède Jean-Marc Ayrault. Il voit dans une telle politique le moyen de favoriser leur développement indispensable pour exporter et conquérir de nouvelles parts de marché. L’agroalimentaire ne devrait pas non plus être oublié de la future loi cadre que son gouvernement entend proposer en 2013 pour l’agriculture mais aussi les industries qui y sont liées. Une attention particulière qui vient compléter la nomination d’un ministre délégué pour ce secteur. Les industriels ne peuvent que se réjouir de tant d’égard et apprécieront toute politique d’accompagnement et cette mobilisation en leur faveur. La dure réalité ne pourra leur faire oublier toutes les autres contraintes de la compétition mondiale. L’étude que vient de publier le cabinet OC&C est bien là pour souligner à quel point ce secteur est le terrain de jeu des géants et que de nouveaux entrants seront tout aussi agressifs que les anciens champions.
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