L’agriculture française a besoin d’un nouveau modèle d’exploitation. Pas pour résoudre tous les problèmes et faire face à toutes les situations économiques, certes non. La production liée aux terroirs, les circuits courts, le bio est un modèle valide. Mais elle s’adresse à des niches. Ce dont a besoin l’agriculture française est un modèle d’exploitation permettant d’être compétitif sur les marchés européens et mondiaux, de rivaliser avec nos concurrents directs, d’être à l’aise en cas de coup dur sur les marchés, d’approvisionner une industrie pérenne.

Entre la ferme des 1 000 vaches dont personne ne raffole vraiment et la petite exploitation familiale qui n’en peut mais à l’aune du marché mondial, il y a peut-être une solution intermédiaire. Il s’agit sans doute de cette exploitation analysée par l’équipe de FranceAgriMer et du ministère de l’Agriculture. Une exploitation de grande taille, mais composée de deux ou trois ateliers complémentaires. L’enquête de ces chercheurs leur a permis de constater que ce type d’exploitation ne s’en est pas mal sorti ces dernières années la volatilité des prix. La raison : son autonomie est mieux préservée, ce qui la rapproche d’ailleurs de l’agroécologie.

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Certes, cela peut paraître évident : être important et ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, c’est une bonne recette pour garder la santé. Si évident soit-il, ce modèle est loin d’avoir été mis en avant par une politique agricole qui a toujours privilégié la spécialisation en plus de la taille. Or, la crise du lait vient de le montrer : les plus spécialisés, ceux qui ont le plus investi sont aussi, parfois, les plus fragilisés. Car ils sont dépendants et non autonomes.

Il est peut-être temps de revoir les idées reçues sur le modèle d’exploitation agricole de demain.