Personne ne pourra donner toutes les raisons pour lesquelles le salon agricole 2007 a renoué avec le succès. C’est une alchimie complexe où le climat se mèle à l’ampleur des investissements publicitaires, où l’oubli de la grippe aviaire le dispute à la médiatisation des visites de présidentiables, où le renouvellement de l’organisation du salon s’ajoute au bon fonctionnement du tramway sur le boulevard des maréchaux.

Mais il est un facteur qui restera certainement plus que les autres et qui sera sans doute au rendez-vous des prochaines éditions. C’est la modernité dans laquelle est entrée cette manifestation, modernité qui a séduit le public. Au rendez-vous d’une agriculture traditionnelle et parfois surannée a succédé celui d’une agriculture d’aujourd’hui, voire de demain. La ferme modèle présentée dans le Hall 1 a intéressé les visiteurs qui pouvaient comprendre ce qu’est l’élevage d’aujourd’hui ; l’univers consacré aux biocarburants, voisinant force voitures Flex fuel, laissait rêver sur le potentiel écologique que recèle l’agriculture ; on pouvait rêver, aussi, sur les promesses des GPS et autres instruments de pilotage de machines agricoles ; rêver sur l’observation des exploitations et même des sucreries depuis les satellites tournant autour de la planète.

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Le salon 2007, c’était aussi le salon d’une télévision grand public, largement diffusée, nourrie des événements qui s’y déroulaient. Une chaîne TV diffusée un mois avant et un mois après. Et qui le sera, peut-être un jour, de manière permanente.

La tradition, celle des salons antérieurs, cela rassure, certes. Mais c’est l’avenir qui fait rêver. Et un salon grand public n’est véritablement un succès que s’il fait rêver.