Moderniser l’ensemble de la filière à tous ses stades, et pas seulement sur son maillon industriel. Pareil message, entendu très fort à l’assemblée de l’industrie des viandes, pointe le secteur bovin, mais pourrait être extrapolé à beaucoup d’autres. Les retards pris, qui se payent en terme de désaffection du consommateur ou de pénétration accrue des produits importés, invitent à battre sa coulpe sur celle des autres. Les industriels adhérents du SNIV savent quels progrès très réels d’innovation et de marketing ils ont fait ces trente dernières années, mais cela ne les empêche pas de voir quand même où le bât blesse, c’est à dire dans la relative inadaptation de leur offre au rayon libre-service des grandes surfaces: si les jeunes générations ne peuvent ou ne savent plus acheter ni cuisiner et si elles sont sensibles à d’autres dépenses et aux sirènes anti-consommation de viande, distributeurs, industriels mais aussi éleveurs ont du souci à se faire. Alors, sauront-ils ouvrir des chantiers communs pour changer leurs méthodes et leur discours sur le lieu de vente par exemple? Et c’est là que l’on retrouve l’interprofession et la nécessaire solidarité entre amont et aval, précisément bien négligée dès lors que l’État divise pour régner (cf la taxe d’abattage) ou songe à «refiler le bébé» du service public de l’équarrissage…

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La solidarité inter filières est une autre histoire: en tout cas, le modèle de la filière porc n’inspire guère le président du SNIV pour qui le désengagement que la charcuterie industrielle a opéré en son temps par rapport à l’abattage ne l’a pas empêché d’être laminée et de «passer aux mains des multinationales américaines qui, aujourd’hui, développent des élevages dans les pays de l’Est»!