La santé en milieu rural est moins bonne qu’en ville, chez les plus de 65 ans, mais le moral y est meilleur. Ce sont les premières données, publiées le 26 novembre, d’une étude menée par Agrica et la MSA.
Agrica et la MSA ont publié le 26 novembre les premières données d’une étude menée par Agrica et la MSA sur un échantillon de mille personnes de plus de 65 ans en Gironde, dont 30% d’exploitants et 70% de salariés du monde agricole.
En premier lieu il en ressort que, malgré une plus grande dépendance physique que dans les villes, les retraités des campagnes gardent le moral.
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50% estiment être en bonne santé
En effet, bien que figurant parmi les 10% de personnes atteintes par la dépendance, 12% des retraités agricoles interrogés restent confinés à leur domicile ou dans leur quartier (contre 3% en zone urbaine) ; 67% présentent des difficultés de mobilité (contre 48% en ville), plus de 67% de cette population s’estiment satisfaits de leurs conditions de vie malgré un sentiment d’isolement. Près de 50% des retraités agricoles interrogés se disent en bonne santé. En second lieu, malgré des soucis de santé qui touchent un retraité sur quatre, les retraités du monde agricole ont appris à « vivre avec ». Ainsi, pour les sujets à l’obésité, « étonnamment, ces personnes sont en meilleure santé que les populations identiques vivant en ville. L’exercice physique qu’ils ont durant toute leur vie active et les habitudes de vie maintenues à l’âge de la retraite sont l’un des facteurs explicatifs de cette différence ville-campagne », relève ce premier bilan.
Soins : à l’économie
De même, dans cette catégorie des personnes ayant des soucis de santé, 56,4% des retraités ayant fait l’objet de cette étude ont des déficits de vue, contre 16% dans une étude témoin réalisée dans trois villes (Dijon, Bordeaux, Montpellier). Malgré ce chiffre élevé, 9% n’ont aucune correction visuelle. Sans doute parce que se faire faire des lunettes coûte cher. « Mais pourtant on trouve des lunettes-loupes chez les pharmaciens à 10-15 euros », a relevé le docteur Dartigues. Dans le même registre, 22% des interrogés ont une déficience auditive modérée à sévère, mais seulement 8% la corrigent. L’équipe de recherche a constaté que d’une manière générale les populations agricoles « traitent avant tout les pathologies pour lesquelles les taux de remboursement sont élevés ».