Abonné

Enseignement agricole public Moins de suppressions d’emplois que prévu

- - 2 min

Le ministère de l’Agriculture vient d’annoncer que les suppressions d’emplois d’enseignants seraient moindres, grâce au financement de 132 postes et de 90 000 heures supplémentaires. L’intersyndicale demande que les heures supplémentaires soient utilisées pour maintenir les emplois menacés.

«Dès les prochains jours, des moyens seront attribués aux établissements publics d’enseignement agricole en complément des dotations actuelles. Ces moyens sont constitués d’une part, de 132 équivalents temps plein permettant le maintien ou le recrutement d’environ 180 enseignants et, d’autre part, d’un volant de 90 000 heures supplémentaires, ce qui augmente de 25% les dotations actuellement mises à disposition des DRAAF », annonce le ministère dans un communiqué du 13 mai.

Ces 132 emplois viennent en déduction des suppressions d’emplois (177 exactement selon le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public) annoncées récemment pour se conformer à la demande du contrôleur financier (nombre de postes de fonctionnaires autorisés).

Maintenir les postes de contractuels

« Il manque cependant 45 équivalents temps plein pour éviter les licenciements de 60 à 70 personnes physiques dont les contrats ne seront pas renouvelés », précise Annick Mérien, secrétaire générale du Snetap. « Quant aux 90 000 heures supplémentaires, elles représentent près de 140 emplois. Nous n’acceptons pas que des crédits pour des heures supplémentaires aillent à des enseignants titulaires employés à plein temps alors que ces crédits pourraient donner la possibilité de rétablir des emplois supprimés », poursuit Annick Mérien.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

enseignement agricole
Suivi
Suivre
financement
Suivi
Suivre

Lors du Comité technique paritaire ministériel du 19 mai (CTPM), l’intersyndicale de l’enseignement agricole public (Snetap-Fsu, Sfoerta-Fo, Syac-CGT et Sud rural) demandera à récupérer les 45 emplois qui manquent pour maintenir le nombre actuel d’enseignants.

« L’enseignement agricole public a déjà perdu 88 postes d’enseignants qui n’ont pas été inscrits au budget 2009. Si nous en ajoutons encore 45, nous arrivons à 133 postes. Ce qui signifierait que plus de 10% des agents contractuels perdraient leur emploi en 2009 », calcule Annick Mérien.