L’approvisionnement dans la région conduit à réduire les flux de transport, avantage environnemental qui pourrait être tôt ou tard mis en valeur dans l’argumentaire de Gourmandie, selon Isabelle David-Buchet, directrice de l’Irqua-Normandie.
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Le réseau d’entreprises (78 entreprises adhérentes aujourd’hui) contribue à rapprocher l’offre de la demande. Ainsi, la Chaiseronne, entreprise de transformation de viande bovine, porcine et ovine en viande bouchère prête à cuisiner, s’approvisionne désormais en champignons cultivés près de Caen, alors qu’auparavant elle les faisait venir d’autres régions. Dans le même ordre d’idées, un éleveur de volaille sous marque Gourmandie, Francis Poussier, a signalé que désormais, les déchets de son abattoir à la ferme sont compostés, ce qui lui évite des frais de collecte, par les industries des co-produits animaux, de 200 euros la tonne. En outre, sur le plan environnemental, le bilan du traitement industriel est négatif : il faut refroidir, puis transporter, puis réchauffer. Là, au contraire, les viscères et plumes contribuent à la production d’un engrais organique pour le blé et le maïs. Un argument qualitatif de plus.