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En direct de Bruxelles Mon 810 : nouveau casse-tête pour Bruxelles

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La Commission européenne est à nouveau confrontée au casse-tête des OGM : comment va-t-elle présenter son projet de décision visant à renouveler l’autorisation de mise en culture du seul transgénique présent dans les champs de la Communauté depuis 1998 ? Sans se mettre à dos les Etats membres de l’Union qui sont de plus en plus nombreux à réclamer le droit de faire « ce qu’ils veulent » sur leur territoire, à l’instar des Pays-Bas. Et sans brusquer ceux qui, depuis février 2008, ont emboîté le pas à la France en retirant le Mon 810 du marché en raison des « incertitudes nouvelles » quant à son impact sur l’environnement. L’Autorité européenne pour la sécurité des aliments n’a pas facilité la tâche de l’exécutif européen en laissant Monsanto annoncer la « bonne nouvelle » un jour avant la publication officielle de son avis positif sur cet OGM. Et en confiant de surcroît à l’Espagne le soin de mener l’essentiel des travaux de réévaluation : ce pays est aussi le principal défenseur et utilisateur de ce maïs. L’agence donne une nouvelle fois l’impression d’un mélange des genres peu prometteur quant à son indépendance réelle. A croire qu’elle entend alimenter elle-même l’argumentaire des organisations anti-OGM. Ce sont aussi ces faiblesses dont Bruxelles devra tenir compte avant de proposer de rouvrir pour dix ans les campagnes européennes à ce maïs.

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