La puissance coopérative s'est manifestée ces derniers jours à Quebec. Cette ville s'affirme décidément comme la capitale mondiale de la Coopération. Les coopératives se sont révélées multiformes, multi-secteurs, terriblement efficaces et capables de mettre en œuvre des stratégies d'influence à tous les niveaux. Elles vont de l'agriculture aux services financiers, parfois à certaines formes de distribution. Mais il leur manque encore une dimension : la dimension multinationale, encore bien limitée. Et on le comprend : née et ressourcée en permanence sur un territoire, il faudrait que la coopération invente des modes de gouvernance inédits pour pouvoir rester coopérative tout en ayant des adhérents dans plusieurs pays.

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Et pourtant, les coopératives agricoles et alimentaires ne pourront jamais être pleinement efficaces au regard de la concurrence si elles ne parviennent pas à s'internationaliser. Leurs concurrents, par exemple les français Danone, Lactalis, et pas mal d'autres sont devenus multinationaux. Pourquoi pas les coopératives ? Et d'ailleurs il y en a, trop rares : Tereos mondialise à vive allure son activité ; Les banques (Crédit agricole) et assurances (Groupama) ont franchi le pas de la mondialisation depuis longtemps. Pourquoi des groupes comme Terrena, Agrial, Sodiaal, Vivescia (qui contrôle d'ailleurs un poids lourd mondial, Malteurop) ne pourraient-ils pas davantage sortir des frontières ? S'associer avec d'autres Européens ? Voire avec des Américains du Sud ou des Asiatiques ? Dans un temps de grande volatilité des marchés, de croissance qui se trouve hors de France et d'Europe, de financements qui se doivent d'être internationaux, on voit mal, dans ces métiers, comment on pourrait être durablement exportateur sans être en même temps producteur local.