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Mondialisation : Bruxelles prône la « résilience » et la « compétitivité »

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La solution ne réside ni dans le protectionnisme ni dans la politique du laisser-faire, estime la Commission de Bruxelles dans un document de réflexion sur la « maîtrise de la mondialisation », publié le 10 mai en liaison avec son « livre blanc » du 1er mars sur l’avenir de l’Europe (1). « La mondialisation est bonne pour l’économie européenne dans son ensemble, mais cela ne signifie pas grand-chose pour nos concitoyens si les avantages ne sont pas répartis équitablement et plus uniformément », a commenté Frans Timmermans, son premier vice-président.

« Pour préserver les avantages de l’ouverture, mais aussi remédier à ses inconvénients, l’Europe doit promouvoir un ordre mondial plus fort et basé sur des règles, agir résolument contre les pratiques déloyales (2) et rendre nos sociétés plus résilientes et nos économies plus compétitives face à un environnement en mutation rapide », a ajouté Jyrki Katainen, vice-président de la Commission chargé de l’emploi, de la croissance, de l’investissement et de la compétitivité.

« Une attention particulière devrait être accordée au renforcement de la résilience des communautés rurales, lesquelles risquent de rester en marge face à la mondialisation ou aux changements démographiques », relève ainsi le document de réflexion. « Une politique agricole commune moderne joue un rôle essentiel à cet égard en encourageant la compétitivité dans le secteur agroalimentaire et en favorisant une intégration réussie dans les marchés internationaux par la promotion de normes élevées », ajoute l’exécutif européen.

(1) Voir n° 3585 du 06/03/17

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(2) Voir n° 3594 du 08/05/17

« Stop TTIP » : les juges contredisent la Commission européenne

Le Tribunal de l’UE a annulé le 10 mai la décision de la Commission de Bruxelles de septembre 2014 par laquelle celle-ci avait refusé d’enregistrer une initiative citoyenne européenne, « Stop TTIP », visant à mettre fin aux négociations de l’accord de libre-échange avec les États-Unis et à ne pas conclure celui avec le Canada (CETA). L’exécutif européen avait alors fait valoir qu’une telle démarche le ferait sortir de ses attributions, à savoir la présentation d’une proposition d’acte juridique. Au contraire, les juges, qui se prononçaient sur un recours introduit par le groupe de citoyens à l’origine de l’initiative, ont estimé que celle-ci ne constitue pas une immixtion inadmissible dans le déroulement de la procédure législative, mais le déclenchement légitime d’un débat démocratique en temps utile.