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Nutrition Montée en puissance des financements liés à l’obésité

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Markos Kyprianou tente de mobiliser largement les services de la Commission européenne dans la lutte contre l’obésité. Au-delà même de sa direction générale chargée de la Santé et de la Protection des consommateurs. Pour cette raison, il amène plusieurs directions à présenter leurs initiatives dans la lutte contre le surpoids. La DG Recherche s’est prêtée à l’exercice, lors de la réunion de la Plate-forme de lutte contre l’obésité, à Londres, le 21 septembre.

Pressées par les services de Markos Kyprianou, en charge de la Santé et de la Protection des consommateurs, plusieurs directions générales sont appelées à prendre plus d’initiatives pour lutter contre l’obésité. Dans ce but, chacune à leur tour, elles sont invitées à présenter ce qu’elles ont déjà fait. Lors de la prochaine réunion de la Plate-forme de lutte contre l’obésité, la DG Agriculture se prêtera à cet exercice. Mais à Londres, le 21 septembre, c’était au tour de la DG Recherche de donner des gages de sa bonne volonté. Elle a donc présenté à l’industrie, aux associations de consommateurs et à la grande distribution sa stratégie en matière de financement de la recherche. Mettant en lumière la montée en puissance des crédits liés à des projets ayant trait à ce combat contre le surpoids.

46,1 millions d’euros communautaires

Un constat : à la fin des années 90, seuls 12,5 millions d’euros avaient été consacrés par l’Europe au financement de travaux scientifiques directement en lien avec l’obésité. Ces sommes étaient dispersées entre 5 projets danois, allemands ou belges. Elles visaient essentiellement à mieux cerner l’origine des problèmes d’obésité : la génétique, la malnutrition des nourrissons ou les problèmes sociaux… Pour la période 2000 – 2006, la donne a changé. Quelque 46,1 millions d’euros ont été consacrés par la DG recherche à 4 projets relatifs à l’obésité. Ils sont menés en Allemagne, au Danemark, en Espagne ou au Royaume-Uni. Le plus important d’entre eux, Earnest, reçoit quelque 13 millions d’euros de Bruxelles. Il vise notamment à analyser le rôle de certains nutriments, leurs interactions dans la nourriture et l’impact sur les maladies ou les facteurs de risques liés à l’alimentation.

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Ces programmes, et bien d’autres sans doute, soutenus par la Plateforme technologique initiée par la CIAA, se poursuivront durant la prochaine période budgétaire 2007-2013. En tout état de cause, ils trouveront leur place dans les intitulés des appels d’offres prévus par les services de la DG recherche.