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Viande/Investissement Montfort muscle son outil de production

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Montfort SAS, basée au Faouët (56) investit 4,5 millions d’euros pour augmenter ses capacités de production de 50 %. Depuis qu’il a repris cette entreprise d’abattage et de transformation de viande de bœuf il y a sept ans, Pascal Collet a fait passer le chiffre d’affaires de 9 millions d’euros à 20 millions d’euros.

Investir ou mourir, c’est peu ou prou le credo de Pascal Collet, président de Montfort, spécialiste de l’abattage et de la transformation de viande de bœuf, au Faouët. « Notre marché est difficile, avec une faible rentabilité. Je suis convaincu qu’investir est nécessaire pour se développer avec les grands comptes, dont le référencement est très exigeant », explique-t-il. Cette année, Montfort, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2009, investit 4,5 millions d’euros (dont 2 millions en matériel et 2,5 millions en immobilier) pour augmenter ses capacités de production. Celles-ci vont passer de 4 000 t à 6 000 t, avec une surface d’usine qui passe de 7 000 m2 à plus de 9 000 m2. « Il s’agit aussi d’une rationalisation des outils de production avec une démarche qualité très forte dans le respect des normes IFS et Iso 22 000 », précise Pascal Collet.

Développement continu depuis sept ans
Montfort produit des carcasses, des viandes à découper et des portions consommables, à 55 % en frais et 45 % en surgelé. Sa production bio atteint 15 à 20 % du chiffre d’affaires selon les années. La GMS représente 30 % de l’activité, la RHD et les circuits spécialisés bio 20 %, les industries alimentaires et distributeurs de surgelés 50 %.
Quand Pascal Collet a repris l’entreprise il y a sept ans, elle réalisait un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros, soit deux fois moins que les 20 millions d’euros de 2009. Actuellement, Montfort emploie 49 personnes (effectif en permanent) et recourt à l’intérim et à la sous-traitance. Avec la nouvelle installation, quatre à cinq postes pourraient être créés. « On va attendre un an avant d’embaucher, le temps de mettre en route le nouvel outil », précise toutefois Pascal Collet.

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